Aitzina met le 14 juillet aux couleurs d'Euskal Herria

Pour le jour de la fête nationale, les jeunes d’Aitzina ont organisé trois actions simultanément à Saint-Jean-de-Luz, ce vendredi après-midi. Sous le slogan "Le 14 juillet : notre choix Euskal Herria", près de 200 personnes se sont rassemblées.

Caroline MALCZUK|14/07/2017 16:17
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Une centaine de personnes s'est rassemblée boulevard Thiers pour manifester sous le slogan "14 juillet : notre choix Euskal Herria".©Caroline Malczuk

Aitzina annonçait le jour de la fête nationale comme le bouquet final d’une série d’actions. Sous le slogan "Le 14 juillet : notre choix Euskal Herria", avec en tête le programme politique "Etudier, vivre et travailler librement en Euskal Herri", près de 200 manifestants mobilisés par les jeunes abertzale ont defilé dans les rues de Saint-Jean-de-Luz - boulevard Thiers et rue Gambetta - ce vendredi après-midi. Avant de se retrouver en cortège, tois actions ont été menées simultanément.

À la banque Société Générale, boulevard Victor Hugo, des oeufs ont été jetés sur des photographies d’Emmanuel Macron et de Pierre Gattaz. "La Société Générale est une banque très active dans les paradis fiscaux" a justifié Aitor Servier d’Aitzina.

Au même moment, un autre groupe collait des affiches détournées du film "Mission Pays Basque" sur l’Office de tourisme de la ville. Avec écrit à la place du titre initial, "Spéculation & folkorisation".

Parallèlement, sur la plage, un défilé avait lieu sous les lettres du mot "Independenzia". Toutes ces actions se sont déroulées devant des touristes et passants interloqués. Avec parfois des réactions hostiles.

Précarité des jeunes

Sur la place Louis XIV, où une estrade avait été installée, les jeunes abertzale ont réaffirmé leur rejet du "modèle économique et politique de l’état français" et leur souhait de "construire des alternatives locales et durables" au Pays Basque. Dans son discours, Aitor Servier a insisté sur la précarité des jeunes et critiqué le président de la République. "Mais comment allons nous donc nous émanciper avec l’énième croisade néolibérale de Macron ? Comment allons-nous nous émanciper avec des contrats d’apprentis, des stages non payés, des servvices civiques, des contrats temporaires ou des CDD aux conditions de plus en plus inacceptables ?" a-t-il questionné.

Si les jeunes d’Aitzina ont pu mener à bien leurs actions, malgré une menace ponctuelle de la police municipale de démonter l’estrade installée sans autorisation de la mairie, ils auraient espéré un peu plus de monde. Mais leur détermination reste intacte. Lors de son intervention, Aitor Servier a affirmé : "Que le gouvernement du CAC 40 et du Medef le sache, nous ne nous laisserons pas faire."