Ouverture des San Fermin, entre fête et chasse à l’ikurriña

Les musiciens de La Pampelonesa ont ouvert les fêtes d'Iruñea dans une ambiance festive et musicale. Mais dans la chaleur de ce samedi 6 juillet, il a flotté un air de retour au passé avec des policiers acharnés contre le drapeau basque.

Mediabask|06/07/2019 16:05|0 commentaires
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Des drapeaux basques subsistent sur la place malgré la volonté de la police de les enlever. © Pool Ayuntamiento de Pamplona/ EFE, Jesús Diges

Les fêtes de San Fermin ont débuté ce midi dans une ambiance festive et musicale, avec le lancement du txupinazo par Jesús Garisoain, le sous-directeur de La Pamplonesa. Alors que le groupe de musique municipal fête son centième anniversaire, il a été choisi pour interpréter les premières mesures.

Garisoain, accompagné du président du groupe José Andrés Palacios, a allumé depuis le haut du balcon de la Mairie la fusée, en criant en basque et en espagnol "Pampelonaises, Pampelonais, vive San Fermin".


A ses pieds, une place noire de monde qui, comme d’habitude, a dû faire face à la chaleur intense, s’arrosant de l’intérieur et de l’extérieur. 

Les agents de la police forale et municipale se sont malheureusement illustrés par un étrange retour au passé, en recommençant à persécuter avec plus de rage que de gloire, l’exhibition de l’ikurriña (drapeau basque).

Les premiers ont confisqué quelque 150 petits drapeaux tricolores qui allaient flotter lors de la déambulation (‘kalejira’) préalable, tandis que les seconds ont bloqué l’accès au balcon aux conseillers municipaux d’EH Bildu et Geroa Bai, y compris l’ancien maire Joseba Asiron. Des secousses et des bousculades, au motif que les élus souhaitaient montrer un drapeau basque.


Les élues Itziar Gómez (Geroa Bai) et Maider Beloki (EH Bildu) ont tenté d’empêcher les agents de leur arracher le drapeau basque des mains. © Jagoba Manterola / FOKU

Malgré tout, la place était parsemée d'autant d’ikurriña que d’une grande banderole pour le rapprochement des prisonniers. Un début d’incident a pu être observé également, entre quelques hommes munis de matraques extensibles – probablement des policiers – et des jeunes qui attendaient le txupinazo.

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