Les dossiers basques au menu de Macron

La rencontre avec le président de la République n’a pas servi qu'à parler du sommet du G7. Les élus locaux ont également évoqué les questions liées au processus de paix et à la langue basque.

Iurre BIDEGAIN|17/05/2019 17:45|0 commentaires
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La question de la sécurité et de l’organisation du contre-sommet n'a pas été oubliée lors du rendez-vous. ©Jean Daniel Chopin

G7, mais aussi prisonniers et langue basques. Les élus locaux ont pu s’exprimer "librement", assure le député Vincent Bru, devant le président Emmanuel Macron lors du repas organisé à la mairie de Biarritz, ce vendredi 17 mai. En plus des questions liées au sommet prévu du 24 au 26 août, aussi bien Vincent Bru que le président de la Communauté d'agglomération Pays Basque Jean-René Etchegaray ont évoqué le problème des libérations conditionnelles constamment refusées aux prisonniers basques et le manque de moyens dont souffre Seaska.

Concernant le processus de paix et les discussions maintenues sur ce sujet à Paris, "j’ai rappelé le cas des trois prisonniers qui en sont à leur 30ème année d’emprisonnement [ndlr. Xistor Haranburu, Jakes Esnal et Ion Kepa Parot]", a expliqué le député de la sixième circonscription.

A l'issue de la rencontre, la sénatrice Frédérique Espagnac a déclaré devant les médias qu'Emmanuel Macron serait près pour la première fois, à faire un signe dans le cadre du processus de paix. "Un signe politique", a renchéri le député.

Le président de l’Agglomération a également évoqué l’arrestation du militant historique Josu Urrutikoetxea, d'hier. Ce à quoi Macron aurait répondu qu'il "ne maîtrise pas l’agenda de la police judiciaire".

Consignes en route

En ce qui concerne la question de la langue basque, et les postes réclamés par Seaska, Emmanuel Macron serait, affirme-t-il, informé de la convention qui doit être renouvelée entre la fédération, l’OPLB et l’Etat, début juillet. "Nous avons souligné la nécessité de trouver des postes en nombre suffisant pour permettre cette signature", précise Bru.

L’expérimentation et les propos polémiques de la ministre Jacqueline Gourault, selon laquelle l'enseignement immersif à l'école publique est anticonstitutionnel, ont également fait partie des sujets. Le président de l'Etat français aurait déclaré que l’expérimentation doit être poursuivie.

Vincent Bru, député de la majorité présidentielle, s'est dit satisfait des échanges maintenues. Il dit avoir rencontré un président "attentif et réceptif", informé, dit-il, des questions liées au Pays Basque. "L’Etat a pris en compte notre inquiétude. Je pense que des consignes seront données au Gouvernement".

La question de la sécurité et de l’organisation du contre-sommet n'a pas été oubliée. Mais les élus ont également évoqué les questions agroalimentaires, "les produits de qualité et comment les valoriser, faire en sorte que le sommet soit une manière de mettre un focus sur ces activités", conclut-il.

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