Rassemblements en défense de l’enseignement immersif

La fédération des ikastola Seaska organise ce vendredi 17 mai cinq rassemblements en défense de l’enseignement immersif devant les inspections académiques de l’Education nationale.

Mediabask|15/05/2019 07:00|0 commentaires
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Vêtus de t-shirts de couleur, collégiens et lycéens ont organisé un rassemblement à Herri Urrats pour exiger un enseignement de qualité. © Guillaume FAUVEAU

"Nous voulons apprendre en basque, touche pas à l’immersif !". Les mobilisations reprennent pour Seaska. Elle a besoin de 30 postes d'enseignants pour combler l’insuffisance de postes de l’année dernière et répondre aux besoins de la prochaine. Le ministère de l’Education ne lui en propose que cinq, elle a donc décidé d'organiser cinq rassemblements en défense de l’enseignement immersif ce vendredi 17 mai.

Les rendez-vous sont donnés devant les inspections académiques de l’Education nationale à Bayonne (écoles des Arènes), Saint-Jean-de-Luz (école du Centre), Ustaritz (devant l’inspection), Mauléon (devant le Trésor public) et Saint-Jean-Pied-de-Port (devant le Trésor public). Les mobilisations qui exigeront un système immersif de qualité au sein des ikastola et écoles publiques auront lieu à 18 heures.

La fédération ne connaît toujours pas le nombre de postes auxquels elle aura droit à la rentrée prochaine et cela l'empêche de s’organiser. Selon elle, le Gouvernement français est en train de mener "une politique contre l’enseignement en basque".

Une pétition en ligne

Par ailleurs, le collège Piarres Larzabal de Ciboure a lancé une pétition pour, entre autres, dénoncer la situation "critique" que vit l’enseignement en langue basque. En peu de jours, elle a recueilli plus de 400 signatures.

Les auteurs de la pétition regrettent qu’apprendre en langue basque "[soit] toujours aussi difficile pour leurs enfants". Selon eux, les moyens offerts par le ministère sont de plus en plus "pauvres". Par conséquent, les effectifs augmentent par classe et certains projets pédagogiques sont remis en cause.

Ils expriment leur inquiétude vis-à-vis de l’attitude de Paris et rappellent les complications vécues l’année dernière lors du brevet. Au total, 179 élèves de troisième générale et professionnelle avaient rendu leurs copies en basque et après avoir refusé leur correction, les épreuves avaient finalement été tenues en compte.

Ils ont invité tous les acteurs du territoire à participer aux prochaines mobilisations. Ils sont convaincus que l’avenir de la langue basque est en jeu.