La grève des jeunes pour le climat s'affirme au Pays Basque

Dans la lignée du mouvement international lancé par la jeune Suédoise Greta Thunberg, des lycéens du Pays Basque lancent une deuxième édition de la “grève pour le climat” ce vendredi 15 mars.

AINHOA AIZPURU|14/03/2019 14:55|0 commentaires
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Aux quatre coins du globe, collégiens, lycéens et étudiants se mobilisent en faveur de la transition écologique. © @fridaysforfuture.paysbasque

"Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ?". C’est face à ce constat que des lycéens originaires de différents établissements du territoire ont décidé de se mobiliser et de relayer l’appel à la grève internationale pour le climat qui se déroulera ce vendredi 15 mars.

Pour cette deuxième journée de mobilisation pour le climat, les lycéens du Pays Basque entendent mener leur grève tout en gagnant en visibilité. Ainsi, la matinée sera consacrée à une marche dans les rues de Bayonne. La manifestation débutera à 9h devant la mairie de Bayonne et s’achèvera à l'esplanade Roland Barthes par des prises de parole. Les jeunes Basques déjeuneront alors sur place, face au Conseil départemental, avant de profiter d’une formation sur les défis climatiques.

C'est face à l’effondrement de la biodiversité, à la multiplication des catastrophes liées au climat, ou encore aux millions de personnes obligées de migrer vers d’autres territoires, que les lycéens du Pays Basque ont décidé de renforcer leur mobilisation de manière à "envoyer un message fort à nos dirigeants". Ils emboitent ainsi le pas à Greta Thunberg qui mène une grève de l’école chaque vendredi depuis le mois d’août dernier, pour interpeller sur le fait que l’école est censée lui permettre de préparer son avenir alors que celui-ci est justement mis en péril par l’aggravation du dérèglement climatique qu’on ne se donne pas les moyens d’empêcher.

Johan Rivière étudie au lycée Cassin de Bayonne. Il a rejoint le collectif lors de sa formation au début de l’année. Même s’il reconnait sa "chance" d’avoir une famille qui l’a toujours sensibilisé aux enjeux climatiques, le lycéen est surpris par le nombre de jeunes dont ce n’est pas le cas mais qui se lancent eux aussi avec dynamisme dans le combat. Sur tout l’Hexagone, la mobilisation n’a en effet pas cessé de grandir depuis l’été dernier où les conséquences du dérèglement climatique ont été visibles, mais aussi suite à la démission de Nicolas Hulot. Pour Johan, l’objectif est clair : "Il s'agit d'éveiller les consciences sur les enjeux du changement climatique et d'avoir un retentissement aussi bien local, que national ou international". Avec cette nouvelle mobilisation, le lycéen espère bien que les dirigeants entendront qu’ "il est temps d’agir".

L’Education nationale se mobilise

Ce lundi 11 mars, le ministère de l’Education nationale a annoncé vouloir se mobiliser dans la lutte contre le changement climatique en organisant des réunions thématiques dans les lycées de l’Hexagone, et ce à partir de ce 15 mars. Johan reste quant à lui un peu dubitatif. "Cela peut être une bonne chose sachant que l’Education national semble enfin vouloir faire quelque chose" estime-t-il, tout en rappelant que des lycées privés ont de leur côté déjà mis en place des initiatives en ce sens. "Mais il faut voir ce qu’il y a vraiment derrière. Il ne faudrait pas que ce soit une démarche cherchant à noyer le poisson et à nous calmer" poursuit-il. Quoiqu’il en soit, les lycéens du territoire semblent aujourd’hui prêts à se mobiliser durablement pour assurer leur avenir et celui des prochaines générations.

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