En mal de démocratie, ils créent “Mon Biarritz”

Devant le constat de la “dégradation” de la qualité de vie citoyenne, une nouvelle association a vu le jour dans la cité balnéaire, emmenée notamment par Maider Arosteguy, élue d’opposition Les Républicains.

Anaiz Aguirre Olhagaray|07/02/2019 10:25|0 commentaires
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Maider Arosteguy, conseillère municipale et départementale Les Républicains. © Gaizka Iroz

Pas tout à fait en campagne, mais presque. "Il y a une façon de gouverner dont je ne veux plus". Maider Arosteguy, conseillère municipale d’opposition (LR) et membre fondatrice de l’association nouvellement créée "Mon Biarritz", annonce la couleur. Bien que l’échéance des élections municipales de 2020 n’occupe pas ses pensées "tous les jours", les objectifs de l’association sont clairement politiques.

"On veut entendre la population biarrote, on veut qu’elle nous donne ses idées", présente Gérard Courcelles, président de l’association, rassemblant à ce jour une trentaine d’adhérents issus de tous horizons. Parmi eux, Valérie Sudarovich (coach sportive), Maud Cascino (co-présidente de la copropriété Horizons, au quartier Pétricot), ou encore Géraldine Vergé et Xavier Delanne.

"La qualité de vie se dégrade, et cela s’accélère", constate Maider Arosteguy. "Il y a deux façons d’y remédier. D’abord par la voie municipale, avec les élus qui sont là pour appliquer un projet. Mais ça, c’est en panne", déplore-t-elle. "Ou bien par l’entrée citoyenne". L’expérience des conseils de quartiers n’a que peu convaincu l’équipe de Mon Biarritz, d’où la volonté d’"imaginer une structure qui permettra de nous emparer de ce qui ne va pas". Et l’élue municipale d’assurer que "les dossiers de la ville seront à l’arrêt d’ici au sommet du G7". Avec une majorité municipale qui "se déchire, s’entretue".

Porte-à-porte, à la rencontre des habitants

Le planning des quatorze mois qui les séparent des élections de 2020 est déjà bien fourni. Ce 4 février, l’association a fait appel à Giorgio Bonacci, représentant de Cittaslow, le "réseau international des villes du bien vivre" ou encore villes "lentes". Le 7 mars prochain, c’est le Gipuzkoar Imanol Lasa (porte-parole de la Députation forale de Gipuzkoa) qui fera part de son expérience en tant que député à la gouvernance. Dès la semaine prochaine, les membres de Mon Biarritz iront à la rencontre des habitants de tous les quartiers de leur commune, en commençant par celui de Saint-Charles. Pour retrouver cette identité biarrote perdue, "sous prétexte de modernité".