Pako ARIZMENDI
Président d’EAJ-PNB
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Prisonniers : EAJ-PNB exige l’application de la loi en matière carcérale
11/01/2019 10:05 | 0 commentaires

La mobilisation est annoncée depuis de nombreuses semaines. Le 12 janvier, se tiendront deux manifestations simultanément à Bayonne et à Bilbo autour du slogan “maintenant les prisonnier.e.s”, pour un avenir de paix et de vivre ensemble. Il est important que les Etats français et espagnol respectent le droit en matière de politique carcérale. EAJ-PNB exige le respect de ce droit, par toutes les parties impliquées dans le conflit.

Des milliers de manifestants sont attendus à Bilbo et à Bayonne le 12 janvier, pour rappeler à Madrid et à Paris que les conditions d’une paix juste et durable ne sont pas encore réunies pour tourner une nouvelle page dans le processus de paix. Après le renoncement à la lutte armée de la part de l’ETA, après le dépôt des armes puis la dissolution de l’organisation, tous les acteurs ont fait un pas de plus pour entreprendre le chemin de la Paix. Aujourd’hui, il est temps que les Etats encouragent ce processus en ne déployant plus de politiques d’exception, de façon stigmatisante, au sujet des détenus liés à l’ETA.

Plus de politique d’exception pour tous les détenus liés à l’ETA

Si nous voulons tourner la page, c’est le moment de traiter avec résolution la situation des “prisonniers”. Si les Etats veulent encourager cette nouvelle ère, c’est le droit commun qui doit être désormais appliqué aux détenus que sont les ex-membres de l’ETA. La France et l’Espagne sont en pleine contradiction avec les valeurs qu’ils prétendent défendre. Si les gouvernements français et espagnol continuent de considérer que l’ETA n’est pas un appareil militaire “en guerre”, si les Etats français et espagnol ne considèrent pas les preso comme des prisonniers politiques, ils doivent leur appliquer le droit commun. Dans ce cas, il n’y a pas de raison d’observer un traitement discriminatoire. Le droit doit s’appliquer pour tous, sans discrimination. Il en va du respect des normes européennes du droit des prisonniers malades loin de leurs familles et les peines réduites comme aux prisonniers de droit commun. Il en va du respect des droits de l’Homme.

EAJ-PNB exige le respect du droit, rien que du droit

Aujourd’hui, les politiques carcérales, applicables à tous les coupables d’infraction, discriminent la situation des détenus ex-membres de l’ETA. Cela fragilise évidemment le processus de pacification qui a été initié par les Artisans de la Paix ces derniers temps. Il y a aujourd’hui 265 prisonniers dont 21 sont gravement malades, 38 ont plus de 60 ans, 79 soumis à un cumul des peines dans les systèmes judiciaires français et espagnol, onze sont incarcérés depuis plus de 25 ans. Pour respecter la loi, il faut que la loi soit juste, nous devons exiger que les Etats appliquent la loi, sans autre forme de justification. Il en va de la démocratie...

EAJ/PNB exige le respect de ce droit, car il sera respecté et accepté par toutes les parties impliquées dans le conflit. Nous devons tout faire pour éviter au maximum les transmissions de haine de ce conflit qui n’aideront pas les générations futures à vivre ensemble.

Je serai présent à Bayonne le 12 janvier…