Le Festival Ravel joue sur les sensibilités

Le festival Ravel offre ce week-end une programmation qui devrait ravir toutes les sensibilités musicales.

Ester Gran|mediabask|0 commentaires
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L'orchestre symphonique d'Euskadi est dirigé depuis la saison passée par Robert Treviño. © DR

Musique symphonique, opérette, chef d’orchestre renommé, musicien international chevronné et jeune talent... Le festival Ravel offre en cette fin de semaine une riche palette artistique à son public. Une palette qui d’un concert à un autre devrait trouver un écho auprès de toutes les oreilles. Et de leurs yeux : la musique s’écoute mais se regarde aussi. Et c’est toute la singularité des festivals qui proposent aux mélomanes avertis et en herbe de vivre le jeu des musiciens qui s’offrent en scène.

Vendredi, c’est l’orchestre symphonique d’Euskadi qui donnera un concert au théâtre Quintaou à Anglet. L’occasion est particulière ce jour-là puisqu’Anglet célèbre le cinquantenaire du jubilé de son jumelage avec Ansbach. A la baguette de l’orchestre basque, son directeur artistique américain Robert Treviño qui, à l’automne 2019, sera aussi le chef de l’orchestre symphonique de Malmö. Pour cette représentation, l’orchestre d’Euskadi interprétera trois œuvres : “le poignant” poème pour violon et orchestre opus 25 de Chausson et “le non moins mélodieux” 2e concerto pour violon et orchestre opus 63 de Prokofiev. “En écho à ces grandes odes lyriques, répondra la lumineuse 2e symphonie de Brahms”, expliquent les organisateurs. A l’affiche des deux premières pièces musicales, le violoniste Dmitri Makhtin qui joue un violon Jean-Baptiste Vuillaume de 1863.

C’est une pièce musicale bien différente que le festival propose samedi au théâtre de Bayonne. Une opérette en trois actes d’André Messager créée en 1898. Véronique, tel est le nom de l’œuvre, est un chef-d’œuvre de la Belle Époque qui entraine les spectateurs du Palais des Tuileries aux faubourgs de Romainville : “plaisir sans réserve d’une musique enivrante, de dialogues percutants, d’une intrigue digne de Marivaux”, promet le festival Ravel qui par cette programmation rend hommage à son auteur. Ce dernier fut “un soutien fervent des courants” avant-gardistes de Ravel et Debussy, deux compositeurs que le festival a choisi pour cette édition.

Cerise sur le gâteau : le public du festival aura pu plonger dans le montage de cette opérette mise en espace par Vincent Vittoz. De fait, les artistes ont travaillé l’œuvre au cours de cinq séances dans le cadre des master classes de l’Auditorium Ravel à Saint-Jean-de-Luz.

Enfin, dimanche, retour vers les terres luziennes. Après deux semaines de master classes sous les yeux du public, les jeunes musiciens de l’Académie Ravel se donneront en concert à partir de 11 heures à l’auditorium Ravel. “Le public du Festival pourra ainsi parcourir trois siècles de musique : solistes et chambristes associeront aux grandes œuvres du répertoire la musique d’aujourd’hui.” Une journée qui se poursuivra à 19h30 par la remise des prix et dotations. Suivi du “Best of” 2018.

Le festival ne s’arrêtera pas en si bonne partition. Mardi prochain, Musique en Côte Basque et l’Académie Internationale de Musique Maurice Ravel, qui depuis l’année dernière ont mis leurs notes dans en commun pour créer ce rendez-vous, ont invité l’orchestre de Pau Pays de Béarn sous la direction de Fayçal Karoui et le violoncelliste Henri Demarquette. Au menu de leur concert à l’église de Saint-Jean-de-Luz, Maurice Ravel, Camille Saint-Saëns et Antonin Dvorak.