Les élections européennes, un enjeu majeur pour la candidate Sophie Bussière

L'avocate écologiste fera campagne dans un contexte politique français en plein bouleversement. Inquiète de la montée de l'extrême-droite, elle espère que les électeurs prendront la mesure de l'enjeu de ce scrutin, le 26 mai prochain.

Anaiz Aguirre Olhagaray|04/08/2018 15:19|0 commentaires
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Pour Sophie Bussière, la politique européenne actuelle n'est pas suffisamment ambitieuse en matière d'écologie.

La secrétaire départementale d’EELV-Pays Basque n’en est pas à sa première campagne. Après s’être présentée aux départementales et aux régionales de 2015 ainsi qu’aux législatives de 2017, Sophie Bussière est en douzième position sur une liste des 16 candidats écologistes aux prochaines élections européennes de mai 2019. L'avocate basque parle d'élections "extrêmement primordiales" et qui conditionnent en grande partie la politique hexagonale.

Alors que les élections européennes sont celles que les électeurs boudent le plus, des batailles peuvent pourtant être gagnées aux plus hautes instances européennes. Exemple : l’interdiction de la pêche électrique, votée par le Parlement européen en janvier 2018 sous l’impulsion des eurodéputés verts. "On peut gagner sur des points précis. Mais pour véritablement faire bouger les choses de l’intérieur et impacter les décisions politiques, il faut être plus nombreux" a affirmé la candidate écologiste.

"Ces élections sont d’autant plus importantes qu’actuellement 24 sièges d’eurodéputés sont détenus par l’extrême-droite du Front National", s’inquiète S. Bussière. Dans un contexte de bouleversement politique, où "tout bouge très rapidement" et où la conscience du changement climatique s’accélère, l’écologiste ne peut prédire ce qui va se passer en 2019, mais espère que les citoyens se rendront massivement aux urnes pour porter les valeurs d’"une autre Europe, fédéraliste et écologiste, et non pas cette Europe conservatrice, technocrate, qui cède aux lobbies et que Macron aussi représente, sous couvert de modernité".

Actuellement, le Parlement européen compte six eurodéputés verts français, contre 14 après les élections de 2009. Cette fois-ci, le processus électoral change. Le scrutin de liste par circonscription a été aboli, remplacé par une liste unique pour l'Hexagone. La position de S. Bussière n'est pas définitive puisque des membres d'autres partis et des personnes issues de la société civile pourront venir compléter dans les mois à venir la liste des 79 candidats étiquetés EELV.

Alliances avec d’autres mouvements

"Comme à chaque élection, la direction d'EELV discutera avec d’autres formations politiques dont elle partage les valeurs", a précisé S. Bussière. Parmi elles, le mouvement de Benoît Hamon Génération.s ou encore Régions et Peuples Solidaires (RPS), une fédération qui rassemble des partis autonomistes et régionalistes. La liste définitive composée de 79 noms devrait paraître à l’automne, et pourra intégrer des membres d’autres partis et des personnes issues de la société civile. Si elle est élue, S. Bussière s’emploiera à insuffler aux plus hautes instances européennes les idées et les solutions concrètes expérimentées dans cette "terre d’alternatives" qu’est le Pays Basque, comme par exemple la chambre d'agriculture alternative.