Le défi d’éteindre les écrans

Du 15 au 24 mai, des structures du Pays Basque Nord, du Béarn et de la Vendée lanceront un défi : passer 10 jours sans écran. Le temps habituellement passé devant les écrans sera remplacé par des activités organisées par l’école, les parents, les associations ou les collectivités territoriales.

Iurre BIDEGAIN|11/04/2018 10:25|0 commentaires
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Plus de 4 500 enfants et adolescents seront concernés dans 17 communes.

Éteindre les écrans pendant dix jours. C’est le nouveau défi lancé par trente structures accueillant au total plus de 4 500 enfants et adolescents. 17 communes du Pays Basque Nord, du Béarn et de la Vendée participeront à cette initiative qui cherche à remplacer le temps passé devant les écrans par d'autres activités ludiques.

"L’objectif n’est pas de ne plus utiliser les écrans, mais d’apprendre à vivre avec", explique Eneko Jorajuria, organisateur de la démarche. Le Québécois Jacques Brodeur avait initié ce défi en 2003 pour proposer aux enfants des activités de découverte et de rencontre. Son but était d’organiser une réflexion sur l’usage des écrans. Ce défi est arrivé pour la première fois l’année dernière au Pays Basque.

Afin de recueillir plus de participation, l’appel a aussi été lancé au Béarn et en Vendée. Eneko  Jorajuria voulait aussi réussir à obtenir un écho au Pays Basque Sud, mais aucune réponse ne lui est parvenue. En janvier, le défi a été présenté aux jeunes. Au début, ils n’ont pas montré beaucoup de motivation, mais les animations diverses et le défi collectif ont finalement réussi à les motiver. 

Les participants gagneront un point chaque fois qu’ils se passeront des écrans sur cinq temps précis de la journée. Ces points seront cumulés avec les points de la classe ou de l’école. Chaque élève tiendra à jour son carnet de bord.

Défi collectif

Plusieurs activités seront organisées en dehors des cours. Entre autres, les jeunes auront la possibilité de jouer au foot avec des lunettes spéciales. "Avec ces lunettes, ils connaîtront les difficultés des personnes qui n’arrivent pas à voir correctement", rajoute Eneko Jorajuria.

Selon lui, les jeunes doivent se rendre compte que les écrans offrent beaucoup de bénéfices, mais qu'ils empêchent aussi de vivre des choses positives. Notamment la relation avec les autres personnes.

Plusieurs structures ont montré leur soutien au projet et chacun va participer à sa façon. Par exemple, les grottes de Sare offriront des prix spéciaux pour les participants et leur famille. Le petit train de La Rhune baissera aussi son prix.