Un licenciement fait des vagues à Sokoa

VIDEO- Sébastien Hiriart vient d'être renvoyé de l'entreprise de fabrication de meubles à Hendaye. Un licenciement "abusif" selon lui et les syndicats.

Xan Idiart|28/12/2017 08:25|0 commentaires
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Les ouvriers de Sokoa lors d'un point info devant l'entreprise. © LAB

Un conflit social commence à faire du bruit à l'entreprise Sokoa d'Hendaye. Sébastien Hiriart, ouvrier à la production, a reçu une notification de licenciement ce 26 décembre. Une décision de la direction "inacceptable" selon Heren Muruaga délégué syndincal LAB.

Sébastien Hiriart ne produisait pas assez selon la direction de l'entreprise. "Mais les taux qui lui étaient imposés étaient bien trop élevés pour les atteindre" s'insurge H. Muruaga. Il s'appuie sur un rapport réalisé par le Comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail de 2015 selon lequel, les temps imposés seraient souvent irréalisables.

"D'autres ouvriers produisent moins que Sébastien" continue-t-il. Si eux ne sont pas encore directement sous la menace d'un licenciement, la raison est toute trouvée selon lui. Sébastien Hiriart n'était en CDI que depuis 2015. Un ouvrier avec peu d'ancienneté donc.

Les indemnités prud'homales

Sébastien Hiriart portera plainte pour licenciement abusif, mais le plafonnement des indemnités prud'homales voulu par le président de la République est passé par là. Si l'entreprise est condamnée aux prud'homes, l'ex ouvrier ne recevra que trois mois d'indemnités peu élevées. D'autres ouvriers moins productifs mais avec plus d'ancienneté auraient coûté plus cher à Sokoa.

Par ailleurs, la direction voudrait faire de Sébastien Hiriart "un exemple" selon le délégué syndical. Elle lui reprocherait d'avoir pris part à un mouvement de grève en 2017 dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Elle l’aurait expulsé surtout pour cette raison. "D'autres ouvriers peuvent potentiellement  être menacés" s'inquiète-t-il alors.

En soutien à leur ancien collègue, les ouvriers de Sokoa, accompagnés d'Olentzero, ont déposé un tas de charbon devant l'entreprise le 26 décembre. Ils ont également interpellé les élus lors du dernier conseil municipal. Une assemblée générale est déjà programmée le 3 janvier prochain pour décider des actions à mener à l'avenir. La CFDT soutient également le mouvement. "Il faut savoir que la notification de licenciement a été reçue alors que l'entreprise est fermée toute la semaine de Noël” s'indigne Heren Muruaga.