Tubiana, Berhocoirigoin et Txetx se placent comme intermédiaires entre ETA et l'Etat français

Dans les documents envoyés, les représentants de la société civile basque interpellées à Louhossoa expliquent leur démarche en faveur du processus de paix au Pays Basque.

Mediabask|17/12/2016 00:19|0 commentaires

Jean-Noël Etcheverry « Txetx », Michel Berhocoirigoin et Michel Tubiana, qui avaient entrepris la destruction de l'arsenal militaire d'ETA avant d'être interrompus par la police à Louhossoa, ce vendredi 16 décembre, ont transmis à la rédaction de MEDIABASK les courriers échangés avec l'organisation ETA afin de mettre en place de manière effective le processus de désarmement.

Ces quatre premiers courriers échangés que les trois individus ont souhaité rendre publics permettent de mieux comprendre ce qui se préparait à Louhossoa ce vendredi. Les trois interlocuteurs ont aussi souhaité expliquer par le biais d'un courrier daté du 25 octobre la philosophie de leur action : « nous nous situons en intermédiaires entre une organisation armée avec laquelle nous n'avons aucun lien ni subordination, et un Etat que nous voulons amener à réfléchir. Ceci peut être qualifié de prétentieux, mais nous avons décidé de prendre nos responsabilités avec la conviction que cela peut être utile à la paix ».

Ils placent la société civile au centre du processus de paix tout en lançant un appel aux différents acteurs du conflit : « La population du Pays Basque souhaite le dialogue. La Communauté Internationale s'est impliquée, que ce soit par la conférence internationale d'Aiete ou la Commission Internationale de Vérification. Il faut maintenant que les Etats français et espagnols s'impliquent dans la résolution démocratique du conflit pour aboutir à un accord de paix dans le respect de toutes les victimes ».

Ils reprennent le principe d’un désarmement réalisé de façon « coordonnée et contrôlée », énoncé dans la déclaration de Paris de juin 2015. Et considèrent que « cela suppose la coopération ou tout au moins la participation des Etats ce qui n'est malheureusement pas le cas ».

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