Les manifestants se sont opposés à la répression

Ce samedi 31 janvier, près de 600 personnes se sont rassemblées autour des quatre jeunes arrêtés en début de semaine, puis relâchés. Réunies autour du slogan ''Non à la répression, oui à la résolution'', elles ont défilé dans les rues de Bayonne et dénoncé l'attitude répressive des Etats français et espagnol à l'égard des Basques engagés dans le processus de paix.

Justine Giraudel|31/01/2015 17:50|0 commentaires
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Les manifestants sont venus soutenir les quatre jeunes arrêtés ce mardi 27 janvier.

Mardi 26 janvier, quatre jeunes basques étaient arrêtés à leurs domiciles à six heures du matin par ordre de la section antiterroriste de Paris. Amenés à Pau, trois d'entre eux ont été relâchés sans charge. Le quatrième a été envoyé à Paris le jeudi 29 puis relâché sous contrôle judiciaire le lendemain.

Ces arrestations ont ému une douzaine d'associations et d'organisations politiques qui ont mobilisé 600 personnes ce samedi 31 janvier. Les manifestants ont défilé de la place Saint-André à la place de la Liberté en arpentant les rues bayonnaises sous le slogan ''Non à la répression, oui à la résolution'', et au sec, les pluies diluviennes de cette fin de semaine s'étant interrompues momentanément.

En tête du cortège, trois des jeunes hommes arrêtés cette semaine : Haitz Agirrebarrena, Alex Feldman et Teo Salomon, accompagnés entre autres par Koldo Etxegarai, porte-paroles d'Aitzina. Dans la foule qui les suivait des élus abertzale, des membres d'EH Bai, des syndicalistes de LAB.

Dans le même calme qui accompagnait la manifestation depuis son départ, la prise de parole a dénoncé ''l'attitude méprisante qu'ont eu les forces de police qui ont fermé la porte au nez des familles, les laissant sans aucune information.''

Faisant écho à la récente opération policière menée à l'égard des avocats au Pays Basque sud, le procès de la garaztar Intza Oxandabaratz ''et les attaques incessantes que subissent les prisonniers politiques basques'', les jeunes ont réaffirmé l'engagement du Pays Basque dans le processus de paix dans lequel ''la répression n'a pas lieu d'être'', et réclamé ''la résolution du conflit, maintenant.''

Regrettant la criminalisation de la jeunesse basque menée par l'Etat français et l'Etat espagnol et leur entrave aux revendications militantes, ils leur demandent de sortir ''de leurs schémas caduques''. Et en appellent à ''la société qui sera la seule garantie pour que des opérations de ce genre ne se reproduisent pas.''