Le Comité des droits de l’homme de l’ONU reconnaît un nouveau cas de torture

Le Conseil des droits de l'homme de l’ONU reconnaît que Gorka Lupiañez a bien été torturé par la Garde civile lors de son arrestation en 2007.

Mediabask|2019/05/21 07:30|0 iruzkin
Tortura_ona
Mobilisation organisée en 2016 contre la torture. (FOKU)

"L’Etat espagnol a violé les droits humains" de Gorka Lupiañez. Voici ce qu'annonce le communiqué émis par le Conseil des droits de l'homme de l’ONU composé de 18 experts indépendants. L’organisme demande à l’Etat espagnol de rendre justice et d'assurer une réparation envers le prisonnier basque.

Le Conseil demande également à l’Etat espagnol la fin des détentions sous le régime d’incommunation, car celles-ci créent un contexte "plus adéquat pour la torture".

Gorka Lupiañez avait été arrêté en 2007 par la Guardia Civil. L’habitant de Durango avait porté plainte contre l’Etat espagnol en 2015. Selon son témoignage, durant huit jours, la Guardia Civil l’avait torturé à Madrid ainsi que durant les déplacements vers la capitale espagnole.

Il avait déclaré avoir été victime d’un viol avec un bâton, des coups, des piqûres dans la colonne vertébrale, des menaces et d’autres violences. Selon lui, la Guardia Civil aurait utilisé plus de cinquante fois le sac de plastique comme dispositif de torture.

Le prisonnier basque avait dénoncé son cas jusqu’au Tribunal européen des droits de l'Homme qui n’avait pas accepté sa plainte. L’Etat espagnol avait par la suite demandé au Conseil des droits de l'homme de l’ONU de rendre la même décision.

Les autorités espagnoles avaient déclaré face à l’ONU que Gorka Lupiañez avait été traité de "manière correcte" et avait été "vu par un médecin légal" qui n’avait pas trouvé de traces de tortures dénoncées. Le Conseil a néanmoins tenu compte de son témoignage et rappelé que la "torture ne peut se justifier dans une aucune circonstance, ni pour des raisons de sécurité nationale", selon les propos de l’expert Tania Abdo Rocholl, membre du comité.

Le groupe a demandé que les plaintes soient étudiées immédiatement de manière impartiale par les autorités compétentes. Il demande à Madrid de l’informer dans un délai de 180 jours sur les mesures qui seront mises en place pour répondre à cette décision.