Peio LARRALDE
Champion de France par équipes 2019,avec Bixintxo Bilbao

Peio Larralde a répondu à MEDIABASK après avoir remporté son troisième titre fédéral par équipes avec B. Bilbao. L’an dernier, l’Hazpandar avait gagné le championnat en tête-à-tête.

“Une saveur incroyable”
Willy ROUX|mediabask|0 iruzkin
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Peio Larralde et Bixintxo Bilbao. © Guillaume FAUVEAU

Il a fallu être fort dans la tête pour battre vos adversaires qui ont dominé les trois-quarts de la partie…

Peio Larralde : C’est vrai. Je crois que la partie s’est jouée dans la tête. Au niveau technique, nous étions tous au même niveau, mais peut-être qu’à la fin, nous y avons plus cru. Nous sentions que nous n’étions jamais loin. Quand on sait d’où l’on vient et les blessures que nous avons connues, c’était impossible de laisser partir ce titre. C’est une joie incroyable.

Qu’est-ce qui a fait la différence, selon toi, en fin de partie ?

Je voyais que Bixintxo était en difficulté. Il ne trouvait pas de solution dans son jeu. Il ne voulait pas me le demander, mais je sentais qu’il fallait que je l’aide, que je prenne la partie à mon compte pour le remettre dans la partie. Et j’ai eu beaucoup de réussite pour le faire. Dans la difficulté comme dans la victoire, il faut rester une équipe, c’est ce qui s’est passé. Bixintxo a beaucoup souffert et n’a pas eu de bonnes sensations. Finalement, il a la boïna sur la tête et c’est mérité.

Au regard du scénario, cette victoire a une saveur supplémentaire, non ?

Cette victoire est encore meilleure. Nous sommes restés concentrés. Je ne pensais pas que nous trouverions les ressources pour retourner la partie. C’est une saveur particulière. Je vais être un peu égoïste mais je crois que nous le méritons, car le plus dur est de se battre jusqu’à la fin.

Est-ce le plus beau des trois titres obtenus avec Bixintxo Bilbao ?

Je pense que c’est l’un des plus beaux car j’ai rarement souffert comme aujourd’hui et cela a été très compliqué de s’en sortir. De gagner avec un copain comme Bixintxo, c’est une saveur incroyable. C’est un grand monsieur. Je suis content de me bagarrer dans le trinquet avec lui.

Quels sont tes objectifs ? A Itxassou, tu vas jouer pour la première fois sur le circuit professionnel avec ton frère, Bixente.

Si les blessures m’épargnent et que je continue à prendre du plaisir dans le trinquet, je serais un homme heureux. Bixente, lui aussi, a besoin d’être accompagné pour jouer à ce niveau. Je n’ai pas peur pour lui. Il a la tête bien faîte et il n’aura pas besoin de moi pour arriver au plus haut niveau.

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