Philippe Mayté : “Nous avons eu, au sein du bureau, une analyse divergente sur certains fonctionnements”

Philippe Mayté est président par intérim du Conseil de développement du Pays Basque (CDPB). Il revient sur les récentes démissions qui ont eu lieu au sein de l'institution, et sur les travaux du CDPB.

Goizeder Taberna|2019/04/12 12:00|0 iruzkin
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Philippe Mayté est président par intérim du Conseil de développement Pays Basque.

Vous avez récemment pris les fonctions de président du Conseil de développement du Pays Basque. Il s’agit bien d’une simple période de transition ?

C’est bien ça. Nous avons eu fin mars un conseil de direction qui a fait suite à la démission de Caroline Phillips. J’étais jusqu’alors premier vice-président et le bureau m’a de ce fait sollicité. J’ai accepté de ne pas me dérober afin d'assurer une présidence que j’ai personnellement souhaité d’intérim. Ce choix convenait aussi bien au bureau qu’au conseil de direction de manière à se donner un temps limité qui permettra néanmoins de stabiliser les choses afin que la future présidence et le futur bureau puissent repartir sur de bonnes bases.

Trois démissions ont eu lieu dans un laps de temps assez court. Quelles en sont les raisons ?

Ces démissions concernent en effet l’ancienne présidente Caroline Phillips, suivie par la trésorière Françoise Pautrizel et la trésorière adjointe Isabelle Charriton. Je ne vais volontairement pas entrer dans les détails car cela n’est pas dans l’esprit de la mission que je me suis fixé. Je dirais que nous avons eu au sein du bureau une analyse divergente sur certains fonctionnements. Nous constations tous les mêmes fonctionnements, mais nous n’étions pas forcément d’accord sur leur analyse et sur les décisions à prendre. Cela a entrainé le départ de ces trois personnes. Plus de la moitié actuelle du bureau est entrée au Conseil de développement en juillet dernier. De ce fait, nous n’étions pas familiers de l’instance et de sa structuration. Nous ne sommes pas entrés avec l’idée de faire ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui, c’est-à-dire remettre en état de marche le Conseil de développement.

Pour revenir à vos fonctions, êtes-vous là pour conseiller et guider les élus dans leurs décisions ?

On est là pour que la société civile puisse avoir une parole, un espace de concertation pour elle. Notre rôle est d'avoir un regard le plus affuté possible sur les politiques d'action publique. On donne notre regard aux élus, pour les amener à changer d'angle de vue. On apporte la parole de toutes les composantes de la société civile. On est dans la continuité de ce qu'a apporté la présidence précédente.

Vous organisiez un forum samedi dernier lié au climat. En avez-vous déjà tiré des conclusions ?

Pas encore, car c'était la première partie d'un rendez-vous qui se tient en deux temps. C'est un programme organisé par la Communauté d'agglomération et le Conseil de développement. Sur cette première journée, nous étions dans une phase d'échange des diagnostics, à parler des éléments favorables et défavorables pour un plan climat. La deuxième journée aura lieu en juin avec des actions plus concrètes à soumettre à l'agglomération. Les acteurs qui étaient là ont vraiment trouver de l'intérêt à participer à cette journée.

Nous sommes en pleine élaboration du plan habitat. Avez-vous apporté votre pierre à l'édifice ?

Oui, nous avons apporté une contribution. Une commission a travaillé depuis plusieurs mois. Trente à quarante personnes se sont retrouvées sur plusieurs ateliers. C'est une première contribution puisque le plan habitat est en plusieurs étapes. Nous nous devons d'avoir un plan habitat pour toutes les populations du Pays Basque Nord.

Quels sont les prochains chantiers ?

On essaie de suivre le calendrier de travail de l'agglomération. Là, on est sur le PDU, le plan de déplacement urbain. On a aussi été sollicité pour faire un travail de concertation sur l'euskara, pour la politique linguistique au sein de l'agglomération. On travaille sur l'égalité femme-homme. On est aussi membre du comité de valorisation territoriale dans le cadre du G7. Nous voulons que notre perception du Pays Basque Nord soit bien entendue, sortir des clichés sur le territoire.

Vous serez à l'initiative du forum sur l’égalité entre les hommes et les femmes ?

Au niveau du G7, cela fait partie des thématiques qui nous ont été proposées. Après, je ne suis pas la personne la plus adéquate pour en parler. Je suis membre de la commission des mobilités et président par intérim jusqu'en juin, pour des raisons professionnelles et familiales.

En juin, il y aura donc une assemblée générale.

Il y aura un conseil de direction qui élira le président ou la présidente. Et ensuite, il y aura une assemblée générale.