La bataille d’Aguilera devant les tribunaux

Après avoir saisi la justice avec le maire de Bayonne pour un photo-montage, l’élue de Biarritz Nathalie Motsch est la cible de deux plaintes pour diffamation de la part du BOPB et de son président.

Goizeder TABERNA|2019/03/12 10:55|0 iruzkin
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Lors de la réunion du 5 mars, Jean-Baptiste Aldigé a commenté le photo-montage devant ses convives. © DR

A Biarritz, les campagnes se mènent sur le terrain de rugby, sur le champs politique et devant les tribunaux. Au cours de la présentation du projet de réaménagement d’Aguilera le 5 mars, Jean-Baptiste Aldigé a annoncé avoir déposé une plainte contre la conseillère municipale Nathalie Motsch pour diffamation. En réalité, il s’agit de deux plaintes, l'une du président du BOPB et l'autre du club.

Le parquet a notifié à l'intéressée les motifs de la plainte vendredi dernier. Les dirigeants du BOPB attaquent des déclarations de l'élue parues dans Sud Ouest le 21 février, selon lesquelles la publication d’un photo-montage mettant en difficulté Nathalie Motsch et Jean-René Etchegaray serait l’illustration de "méthodes mafieuses". L’image truquée diffusée sur les réseaux laissait penser que les deux seraient favorables à une fusion entre le BOPB et l’Aviron Bayonnais.

Nathalie Motsch a déposée une plainte contre X. Lorsqu’elle en a fait écho sur les réseaux sociaux, elle a adressé le tweet, entre autres, à Jean-Baptiste Aldigé, mais elle se défend d’avoir par ce geste accusé le dirigeant du club de rugby. "J’ai toujours dit que ce qui était constitutif de méthodes mafieuses, c’est le photo-montage. Il est fait pour me porter préjudice et me discréditer auprès des supporters biarrots. Ensuite, je laisse la justice agir", affirme l’ancienne adjointe à l’urbanisme, après voir essuyé les critiques faites par Aldigé devant 600 personnes abrité sous la tribune Kampf, lors d'une réunion à huis-clos.

Ce dernier lui reproche de s’être positionnée contre son projet, avant même d’avoir entendu sa présentation. Il considère par ailleurs que des informations erronées ont été divulguées dans la presse sur le projet. "J’ai juste refusé d’aller au rendez-vous en disant que je n’ai pas l’habitude de me retrouver devant un promoteur privé en tête-à-tête, pendant deux heures. Je ne l’ai jamais fait quand j’étais adjointe à l’urbanisme, j’ai toujours privilégié la collégialité", lui rétorque la conseillère municipale. "J’aurais préféré qu’il me passe un coup de téléphone pour me dire qu’il était navré. Non, il porte plainte contre moi parce que je me défends dans la presse", ajoute-t-elle. Et l’image en question s’est retrouvée sur les écrans du grand salon de la tribune Kampf.

ERLAZIONATUTAKO ALBISTEAK