“Integrazio Batzordea vous aide du début à la fin”

Irau est un jeune collégien scolarisé au collège Xalbador de Seaska. Il ne voit plus de l'œil gauche. Sa mère, Idoia Ospitaletxe, explique en quoi Integrazio Batzordea a aidé son fils à poursuivre une scolarité normale.

Xan Idiart|2019/03/11 09:55|0 iruzkin
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Irau a bénéficié de l'aide d'Integrazio Batzordea à son entrée au collège.

En 2019, Integrazio Batzordea, association qui œuvre à la scolarisation des enfants en situation de handicap dans les ikastola, vient en aide à 111 filles et garçons. Irau, en cinquième au collège Xalbador de Cambo-les-Bains en fait partie. Souffrant d'une faiblesse génétique, cet Uztariztar ne voit plus de l'oeil gauche et a des difficultés quand il s'agit de lire. Raison pour laquelle depuis son entrée au collège, un auxiliaire de vie scolaire (AVS) lui vient en aide au quotidien.

"Ses problèmes de vue ont commencé à apparaître vers l'âge de 7 ans", explique sa mère Idoia Ospitaletchea. "A l'école nous n'avons pas demandé d'AVS puisqu'Irau était dans un petit groupe, et les professeurs pouvaient s'adapter à ses besoins." Mais le collège est une autre paire de manche. Et là où à l'école élémentaire, 15 élèves étudient dans la même classe, Irau se trouve avec presque le double de camarade à Xalbador.

Sa famille décide donc de faire appel à un AVS. Pour cela, il faut remplir un dossier à envoyer à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du département des Pyrénées Atlantique. Mais là aussi, le côté administratif des démarches n'est pas forcément des plus simples. Déjà, il faut s'y prendre bien à l'avance, "et puis quand c'est la première fois on ne sait pas comment faire", se souvient Idoia Ospitaletchea. Intervient alors Integrazio Batzordea. A l'aube de ses 20 ans d'existence, l'association sait remplir des dossiers de demande. Plus que cela, elle finance même parfois cette aide quand l'Inspection Académique ne prend pas en charge toutes les heures allouées à l'enfant.

Une aide administrative et mentale

Dans le cas d'Irau, Integrazio Batzordea n'a pas eu à débourser un sou. L'inspection Académique prend à sa charge les douze heures que le jeune collégien passe en cours avec son AVS. Quoi qu'il en soit, Idoia est encore pleine de gratitude envers les membres d'Integrazio Batzordea qui l'ont aidée dans sa démarche. "Vous arrivez, vous êtes un peu perdu, vous ne savez pas comment faire, et ils vous aident du début jusqu'à la fin", certifie-t-elle. "Et puis mentalement aussi, l'association nous soutient. La réponse à notre demande d'aide a mis six mois à venir, et Integrazio Batzordea était toujours là pour pas qu'on perde espoir."

Idoia en est persuadée. Sans aide, son fils n'aurait pas pu aller au collège. Aujourd'hui, comme à l'école élémentaire d'ailleurs, Irau est un bon élève, a de bonnes notes. Ses douze heures avec l'AVS, le collégien les passe en cours de mathématique, de français, et d'histoire. "Comme les heures de langues se font essentiellement à l'oral, là, il n'en a pas besoin".

Irau est comme beaucoup de jeunes de son âge. Il ne sait pas ce qu'il veut faire plus tard. "Là, en ce moment, il nous dit qu'il voudrait être jardinier pour travailler sur notre exploitation. Mais avant, quand il était plus petit, c'était mécanicien", rigole sa mère. Dans quelques années, il devra subir une greffe de la cornée. Pour l'instant, il est trop jeune. Il faut attendre que la puberté passe. Il vient surtout d'être opéré d'un glaucome, une maladie de l'œil, responsable de lésions du nerf optique.

En attendant la greffe, Idoia milite elle aussi au sein d'Integrazio Batzordea. L'association vient de présenter sa campagne pour récolter des fonds. 39 projets sont en cours d'études pour accompagner des enfants dès la rentrée scolaire prochaine. "On m'a aidée quand j'en avais besoin. A mon tour de rendre la pareille, comme je le peux", assure cette maman.

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