Le 8 mars dans la rue : une évidence pour toutes ces femmes

Des centaines d'entre elles se sont mobilisées à Bayonne et des dizaines de milliers à travers tout le Pays Basque.

Xan Idiart|2019/03/09 17:56|0 iruzkin
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400 personnes ont battu le pavé pour les droits des femmes ce 8 mars. © Bob Edme

Les giboulets de mars font leur apparition ce 8 mars à midi. Un coup il pleut, un coup il fait beau. Peu importe. Pour des centaines de femmes, ça sera pique-nique en plein air sur la place du marché. Elles répondent ainsi à l'appel des mouvements féministes à faire grève et à se retrouver pour mieux clamer haut et fort leurs droits.

Haize, enseignante à l'ikastola de Bassussarry est là, avec deux de ses collègues. "C'était normal pour nous de venir ici aujourd'hui. On le sait, il y a beaucoup de choses à faire encore pour les droits des femmes. On a besoin de plus de parité". Sur son lieu de travail, les parents se sont organisés pour récupérer les enfants, notamment les hommes qui étaient appelés à prendre en charge les tâches domestiques.

Réclamer l'égalité entre les hommes et les femmes en faisant grève est aussi une évidence pour Miren. C'est la deuxième fois que cette Bilbotar d'origine répond à l'appel à la grève lancée par les mouvements féministes. "Nous sommes obligées de soutenir ces revendications. Ça nous touche toutes".

Neuf femmes et deux enfants tués

Ces revendications, des centaines de femmes les ont mises en avant tout l'après-midi. Après ce pique-nique, une quarantaine d'entre elles ont investi le magasin Leclerc d'Anglet pour dénoncer une publicité sexiste. Puis toutes ont à nouveau rejoint Bayonne pour une manifestation en fin de journée.

18h30, place de la République au quartier Saint-Esprit. La couleur violette, celle des luttes féministes est reine. 400 personnes environ sont présentes, femmes et hommes réunis. Beaucoup d'enfants également avec leurs parents, soucieux de leur donner une bonne éducation. Le moment de faire un bilan de la journée, et de rappeler qu'en 2018, neuf femmes et deux enfants sont morts des violences sexistes. Un seul mot d'ordre est ensuite délivré par l'hymne du mouvement de libération des femmes en euskara, malheureusement connu par trop peu de monde : debout.

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