Les Aldudes : l'association Aiba déplore la fermeture du bureau de Poste

Suite à l’annonce de la fermeture du bureau de Poste des Aldudes, l’association locale Aiba déplore la décision qui va a l’encontre d’une lutte menée il y a longtemps.

Iurre BIDEGAIN|2019/02/01 14:50|0 iruzkin
Kaz_posta_baigorri_bobedme104
Le centre de tri de La Poste de St-Etienne-de-Baïgorry avait été menacé il y a quelques années. (©Bob EDME)

C’est dans son bar que Maika Alfaro a accueilli une réunion entre le maire des Aldudes et les représentants de la Poste. Une rencontre qui aurait eu comme sujet la fermeture du bureau de poste du village. Une décision que l’association Aiba déplore fortement.

"C’est une énorme peine", confie Maika Alfaro, membre de l'association. Selon elle, cela fait des années que les villageois, non seulement des Aldudes, mais aussi de Banca et d'Urepel, luttent contre la fermeture de ce bureau. "Il s’agit d’un service très important pour les communes", souligne-t-elle.

La direction de la Poste et le premier édile, Bertrand Harispe, travaillent sur deux solutions. La création d’une agence postale communale, et celle d’un relais de poste commerçant. La jeune insiste : "Même si des propositions sont sur la table, il faut savoir qu’il n’y aura plus de service banquier. Pour encaisser un chèque, nous devrons aller jusqu’à Saint-Etienne-de-Baïgorry. Cela ne sera pas facile pour les personnes à mobilité réduite".

Des constats différents

Selon les représentants de l’entreprise, les gens qui habitent aux Aldudes, "travaillent ailleurs" et "sont attirés par des villes plus importantes dans lesquelles ils vont aller travailler, se déplacer, et du coup, utiliser le service postal qui est en milieu urbain". Un constat que ne partage pas du tout Maika Alfaro. "Cela prouve que la Poste n’a pas consulté l’enquête réalisée dans la vallée. Nous avons calculé le nombre d’employeurs et 70% des personnes travaillent et vivent ici. C’est une excuse", conteste-t-elle.

Depuis sa création, l’association Aiba travaille sur les enjeux autour de l’attractivité du territoire. "Nous avons beaucoup travaillé pour le maintien des services publics. C’est une décision incroyable", regrette-t-elle. Elle pense qu'une telle décision décourage pour mener des travaux comme celui entrepris par le groupe. "On ne nous aide pas, pas du tout", conclut-elle.

ERLAZIONATUTAKO ALBISTEAK