L'Audiencia de Navarre confirme la condamnation des membres de la meute

L'Audiencia Supérieure de Justice de Navarre maintient la condamnation à neuf ans formulée en avril par le Tribunal de Navarre aux cinq membres de la “Meute”. Deux des cinq magistrats considèrent qu’ils auraient être condamnés pour “agression sexuelle” et non pas pour “abus sexuels”. La Mairie d’Iruñea annonce un recours contre la décision.

Iurre BIDEGAIN|2018/12/06 07:00|0 iruzkin
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Joseba Asiron annonce que la Mairie d'Iruñea présentera un recours contre la décision. ©Iñigo URIZ / FOKU

La Justice navarraise confirme la condamnation de la "Meute" pour "abus sexuels" en appel. Les cinq membres de la "Meute" sont condamnés à neuf ans de prison, conformément au premier verdict. Les cinq sont accusés d’avoir violé à tour de rôle une jeune femme âgée de 18 ans lors de la première nuit des Sanfermin 2016.

Les cinq magistrats qui devaient étudier les recours présentés ne sont pas sur la même longueur d'ondes. Deux d’entre eux considèrent qu’il existe un délit continu "d’agression sexuelle" après avoir constaté "l’existence d’intimidations". Ces deux juges demandent une condamnation de 14 ans, trois mois et un jour. De plus, ils pensent que le garde civil de la "Meute", Antonio Manuel Guerrero, devrait être condamné pour "viol avec intimidation" et demande à son encontre deux ans de plus de prison. L’Audiencia de Navarre l'a condamné à 900 euros d’amende.

En avril dernier, le tribunal avait statué que la jeune femme avait été victime d'agression sexuelle, raison pour laquelle la peine a été largement inférieure aux plus de vingt ans demandés par les avocats de la victime.

Un recours peut être présenté contre la décision prise par le Tribunal Supérieur de Justice de Navarre. Le maire d’Iruñea Joseba Asiron annonce son intention de faire appel de la décision. Les services juridiques de la Mairie étudient le dossier. "La victime n’est pas toute seule, la société d’Iruñea et de toute la Navarre est sortie dans la rue pour lui montrer son soutien", a-t-il déclaré devant la presse.

Il faut rappeler que les membres de la "Meute" avaient été libérés en juin sous une caution de 6 000 euros. La législation espagnole prévoit que la prison provisoire ne peut pas durer plus de deux ans. Une décision qui avait provoqué la colère d'une grande part de la société.