L'OPLB prêt à financer 4,5 postes de Seaska

L'Office public de la langue basque a fait une proposition au ministère de l'Education. Il veut prendre en charge les 4,5 postes hors budget de l'association Seaska.

Iurre BIDEGAIN|2018/12/05 14:57|0 iruzkin
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Paxkal Indo et Hur Gorostiaga après la réunion avec Benjamin Griveaux.

L'Office public de la langue basque (OPLB) a communiqué au ministère de l'Education sa volonté d'aider financièrement l'association Seaska. Avec l'accord des autres partenaires, le Département, la Communauté d'agglomération Pays Basque et la Nouvelle Aquitaine, l'OPLB a proposé de prendre à sa charge le budget qui correspond aux 4,5 postes que l'Etat français ne veut pas financer, soit l'équivalent de 140 000 euros.

Jeudi 29 novembre, deux réunions concernant cette problématique ont eu lieu. Une à Paris, et l'autre à Saint-Jean-de-Luz. Le jour mêmePaxkal Indo et Hur Gorostiaga, respectivement président et directeur de Seaska rencontraient le porte-parole du Gouvernement Benjamin Griveaux en visite à St-Jean-de-Luz, les représentants de l'OPLB ainsi que des parlementaires ont été reçus au ministère de l'Education.

Les représentants de l'OPLB ont demandé au ministère de remettre en marche les négociations liées à la convention. Un contrat actuellement inexistant puisque le dernier s'est achevé en 2017. Hur Gorostiaga explique que le Gouvernement français n'a pas répondu à la proposition de l'OPLB, mais ne s'y est pas opposé. Lui-même, en compagnie de Paxkal Indo, a eu l'opportunité d'évoquer le sujet avec le porte-parole du gouvernement qui les a interrogés sur le rôle qu'il pourrait jouer pour que la proposition arrive à bon terme. Pour ce faire, l'Etat devra s'abstenir ou ne pas pas voter contre, au moment du vote au sein de l'OPLB dont il est un des membres.

Seaska avait demandé au départ 25 postes au ministère de l'Education. L'association a organisé son année avec 20 postes, dont 5,5 pris en charge par le Ministère et 14,5 par Seaska. 10 postes ont été inclus dans le budget de Seaska, mais pas les 4,5 autres. "Nous avons mis des postes avec un argent que nous n'avons pas", déplore le directeur de Seaska. L'OPLB souhaiterait donc financer ces 4,5 postes restants.

Un changement d'attitude attendu

L'association Seaska souligne que la nouvelle convention doit aider le développement et la croissance de l'association, doit accepter sa spécificité et son système immersif et doit offrir des moyens pour son progrès. "Cela ne sert à rien de signer une convention pour ne pas la respecter après", souligne-t-elle.

Hur Gorostiaga espère que le débat reviendra autour de la table. Il attend de voir, maintenant, si le recteur participera aux négociations, à la place d'un inspecteur qui n'est pas favorable à l'accord.