La Rosée fête ses 50 ans

Dimanche, une fête est organisée pour l’accueil des enfants et adolescents polyhandicapés.

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L'établissement est composé de quatre bâtiments et d'une chapelle rénovée. © La Rosée

En 1968, à Banca, les sœurs de Saint-Joseph réunies autour de l’association La Rosée ont commencé à accueillir des enfants lourdement handicapés. Elles allaient dans les hôpitaux psychiatriques de tout l’hexagone pour les ramener avec elles. A Banca, elles prennnaient soin de ces enfants en grande situation de détresse mentale et physique, qualifiés à l’époque d’inéducables. De l'eau a coulé sous les ponts depuis. La Rosée est devenue une association laïque, son personnel s'est professionnalisé et ses murs ont été rénovés.

L'établissement, composé de quatre bâtiments et d'une chapelle réaménagée en salle ludique, accueille maintenant des enfants et adolescents polyhandicapés. Il est agréé pour recevoir 30 personnes âgées de moins de 18 ans. Avec l’équivalent de près de 40 temps plein, La Rosée est aussi l’endroit qui emploie le plus de personnes dans la vallée. La maison est ouverte tous les jours de l'année, sans interruption.

La fête d’une journée

Dimanche, une journée festive marquera ses 50 ans d'existence. Elle débutera le matin avec une messe à l’église de Banca, animée par la clique, puis continuera avec une promenade en vieilles voitures à Banca, autour de La Rosée. A midi, un grand repas sera animé par Menditarrak et à 18h30, un kantaldi sera proposé à l’église du village. L’après-midi sera aussi l’occasion de découvrir l’établissement de La Rosée lors d’une visite guidée prévue à 15h30.

“Cinquante ans, c'est l'âge de la maturité, c'est aussi le temps du questionnement” remarque Catherine Oteiza. Présidente de l'établissement depuis 25 ans, elle rappelle l'évolution, au cours des années, de la prise en charge des résidents et des pathologies. “Au moment de la création de l'association il y avait, parmi les jeunes internes un nombre important de maladies que la science a permis de mieux prendre en charge. Ainsi, les pathologies ont beaucoup changé et le personnel s'est adapté” explique C. Oteiza. “On est passé du maternage à une prise en charge professionnalisée. Pour cela, le personnel a suivi des formation et continue de le faire pour se spécialiser. Il faut relever dans ce sens l’engagement et l’implication qu’il montre au quotidien.”

Par ailleurs, la présidente déclare qu'à l'instar des autres structures dépendantes de l'ARS, La Rosée est confrontée au manque de moyens qui lui permettrait de faire face à ses besoins. “Nous avons une liste d'attente. On se pose aussi beaucoup de questions quant à l’avenir des adolescents qui doivent partir de la Rosée. De façon générale, il manque des places dans les autres établissements, il faut penser des solutions.”

Un appel au don

L’anniversaire de la maison n’est pas le remède à tous ses problèmes, mais reste un moment propice à des améliorations, importantes au quotidien. Ainsi, grâce, en partie, aux donations récoltées en ces occasions, de nombreuses installations ont vu le jour à la Rosée. Une piscine thérapeutique en eau chaude avait été installée à son 20è anniversaire. Dix ans après, une salle “Snoezelen” avait été installée pour permettre aux résidents de développer leur sens et l'anniversaire des 40 ans avait été marqué par l’aménagement d’un “gaztetxe”, un espace ludique de récréation, qui permet de travailler sur la motricité des enfants.

Pour ses 50 ans, la maison souhaite s’équiper d’une baignoire thérapeutique qui, grâce à ses multiples fonctions, permet de se relaxer et de travailler la stimulation sensorielle. La journée de dimanche est une façon de répondre aux besoins de La Rosée par le soutien.