EH Bai se prononce sur le versement transport

Alors que ces dernières semaines une polémique s’est installée autour de la mise en place du versement transport, EH Bai rappelle dans un communiqué que le pacte fiscal prévoyait la possibilité d’un lissage sur une période de douze ans. Par ailleurs, les abertzale de gauche revendiquent la création d’une “pollutaxe” sur les poids lourds qui traversent le territoire.

MEDIABASK|2018/06/18 14:00|0 iruzkin
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EH Bai revendique une "pollutaxe" sur les 8 000 poids lourds qui passent la frontière chaque jour. DR

Dans son communiqué daté du 13 juin, EH Bai revient sur la mise en place du versement transport décidée par le syndicat des Mobilités. La coalition en regrette principalement la forme, en particulier la période de lissage réduite sur quatre années. Elle évoque par ailleurs la création d’un nouveau levier fiscal : une "pollutaxe" sur les poids lourds.

Les abertzale rappellent que lors de la création de la Communauté Pays Basque, un pacte fiscal a été validé. Celui-ci incluait la possibilité de lissage de la mise en place du versement transport sur une période pouvant aller jusqu'à douze ans avant d'atteindre le taux plein de 2%. EH Bai considère que le pacte fiscal adopté n'est pas parfait, qu’il constitue "un contrat validé par tous" et que cette période de transition ne doit pas être réduite à quatre ans. Par ailleurs, les abertzale de gauche s’inquiètent sur le fait qu’une application au 1er juillet 2018 puisse poser problème pour les budgets prévisionnels des entreprises.

La coalition évoque par ailleurs la création d’une nouvelle taxe. Elle considère en effet que "le Pays Basque doit pouvoir disposer des outils fiscaux au niveau de ses ambitions". Dans ce sens, elle revendique la mise en place d'une "pollutaxe" sur les poids lourds qui traversent le territoire.

Enfin, le parti abertzale regrette que la mise en place du versement transport n'ait pas été l'occasion pour que l’ensemble des élus se saisissent de la thématique des mobilités afin d’alimenter une réflexion collective. Il estime que si le débat reste focalisé autour de cette taxe, il serait néanmoins "préférable de mener (…) une réflexion de fond à propos des mobilités". Pour les abertzale de gauche, les inquiétudes qui se font entendre seraient "la démonstration d'une faiblesse dans le fonctionnement de la Communauté Pays Basque".