“Nous avons la volonté d’offrir plus de diversité à Nafarroaren Eguna”

Quarante ans sont passés depuis le premier Nafarroaren Eguna organisé à Saint-Étienne-de-Baïgorry. Pour fêter cet anniversaire, les organisateurs souhaitent proposer un programme plus varié, afin que chacun y trouve "quelque-chose qu’il aime", comme l'a expliqué Amaia Castorene membre de Basaizea.

Iurre BIDEGAIN|2018/04/25 12:40|0 iruzkin
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Amaia Castorene, membre de l'association Basaizea. ©Gara

Quelles sont les nouveautés du 40e Nafarroaren Eguna ?

Amaia Castorene : L’animation la plus spéciale sera "Bestofaldia". On peut dire que nous sommes arrivés à la fin de cette forme de kantaldi, c'est la dernière fois que nous l'organisons. Nous rassemblerons les meilleurs moments de ces dix dernières années. Nous avons choisi nos chansons préférées issues de différents répertoires. Cette année, nous avons invité plusieurs chanteurs connus qui sont passés par Baigorri : Eñaut Elorrieta, Natxo de Felipe, Niko Etxart, entre autres.

Cela veut dire que c’est la dernière fois que vous organisez une animation la veille de Nafarroaren Eguna ?

A.C. : Non, ce n’est pas ça. Il faut que nous réfléchissions à une nouvelle formule. Nous n'allons plus choisir le répertoire d’un artiste et en faire des adaptations. Nous voudrions proposer quelque chose d'autre, mais pour l’instant, nous ne savons pas quoi.

Que proposez-vous d'autre pour la prochaine édition de Nafarroaren Eguna ?

A.C. : Cela fait deux ans que nous essaions d'offrir plus de diversité dans les animations, mais le temps en nous a pas permis de montré ce travail réalisé. L’année dernière, la plupart des animations extérieures ont dû être annulées. Cette année, nous avons renouvelé cette volonté d’offrir plus de diversités, pour ce qui est des styles de musique, par exemple. Notre but est que chacun retrouve quelque-chose qu’il aime.

Les concerts débuteront plus tôt, à 13h30, et il n’y aura pas de pause jusqu’à 3 heures du matin.

Quels seront les groupes présents ?

A.C. : Azken Trena sera le premier à monter sur scène. Après, nous retrouverons des groupes comme Kiki Bordatxo, Kuartz, Zezenaren Taldea, Anita Parker, en plus des txaranga. La formule du matin sera maintenue. Nous essayons d’organiser un programme complet.

L’année dernière, vous avez organisé un jumelage avec la ville de Tafalla et cette année, vous avez choisi le village d’Altsasu. Pourquoi ?

A.C. : L’actualité a été un critère important au moment de faire ce choix. Nous sommes touchés par la situation vécue par le village d’Altsasu. Nous voulons leur faire part de notre solidarité. Nous avons commencé à créer des relations avec les habitants [de cette commune navarraise, ndlr.] il y a six mois. Nous avons découvert les carnavals et avons organisé à Baigorri un week-end durant lequel nous avons accueilli les proches des jeunes accusés [dans l'affaire de la bagarre avec des gardes civiles, ndlr].

Nous les avons invités officiellement au Nafarroaren Eguna. Le jour même, normalement, nous installerons un point d’information sur leur affaire.

En ce qui concerne la campagne de prévention contre les agressions sexistes mise en place l’année dernière, qu'avez-vous prévu cette année ?

A.C. : Nous avons participé à une formation féministe. Un protocole va être mis en place. C’est une problématique que nous travaillons au sein de l’association. Il faut être conscient que derrière des petits gestes aussi se cachent des agressions.