Onze jours pour changer les pratiques linguistiques

La dynamique "Euskaraldia" a été présentée et lancée à Itxassou le samedi 17 mars. Euskaltzaleen Topagunea et Euskal Konfederazioa lancent une invitation à changer les pratiques linguistiques du 23 novembre au 3 décembre prochains, afin de vivre en basque.

Iurre BIDEGAIN|2018/03/20 07:40|0 iruzkin
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Présentation et lancement du projet Euskaraldia à Itxassou. ©Isabelle Miquelestorena

Vivre en basque pendant onze jours pour changer les pratiques linguistiques des citoyens au Pays Basque, tel est le défi lancé par Euskaltzaleen Topagunea et Euskal Konfederazioa. Euskaraldia est né.

Le projet a pour but d’offrir des moyens et créer de nouveaux espaces pour l’utilisation de la langue basque. Les représentants des deux structures ont présenté le projet samedi 17 mars, à Itxassou. Du 23 novembre au 3 décembre, Journée internationale de la langue basque, les habitants de tout le Pays Basque seront invités à participer à cette dynamique.

Samedi dernier, le village labourdin a accueilli la présentation du projet. Au total, 80 personnes ont participé à l’événement. "Des représentants de 38 villages étaient présents. Pour nous, c’est très enrichissant et intéressant", a salué Jenofa Berhocoirigoin, responsable du projet au Pays Basque Nord.

En plus de la présentation, les 80 personnes ont participé aux différents exercices proposés. Ils ont débuté la phase organisationnelle, selon la responsable. "Maintenant, les personnes présentes ont des devoirs. Ils doivent appeler les habitants de leurs villages, leur expliquer le projet et les motiver", a-t-elle encouragé. Les personnes souhaitant participer à Euskaraldia peuvent s’inscrire jusqu’au 30 avril. Euskaltzaleen Topagunea et Euskal Konfederazioa organiseront des réunions durant les prochains mois pour faire connaître ce projet.

Vivre en basque

Comme la démarche BAM ! organisée à Bayonne, Biarritz et Anglet, les participants seront dirigés selon deux profils : Ahobizi (parole vivante) pour les bascophones accomplis, et Belarriprest (oreille aux aguets) pour les personnes qui ont des connaissances mais ne maîtrisent pas entièrement l'euskara.

"Il y a beaucoup de personnes qui veulent vivre en basque. Du fait des habitudes linguistiques, on pense que la personne en face ne parle que le français, et à de nombreuses reprises, on passe à côté de la possibilité de parler en basque. Nous voulons récupérer ces espaces", explique la jeune Bas-Navarraise.

Comme l’expliquait Jasone Mendizabal, directrice d’Euskaltzaleen Topagunea, en plus de la solidarité des citoyens, la dynamique veut aussi recevoir un soutien institutionnel. Cette aide lui semble "nécessaire".

Les habitants d’Hendaye ont aussi appelé à participer à la dynamique d’Euskaraldia :