Festival biarrot : le Big Deal

Les pontes parisiens choisis à la tête du projet et les acteurs du cru laissent penser que la priorité sera donnée à l'ancrage local sur ce futur événement. 

Bénédicte Saint-André|2018/01/09 14:35|0 iruzkin
Big-festival
Le Big Festival un succès indéniable, une méthode contestée © Gaizka IROZ

Après Ledoux* au château, Ledoux au BO, Ledoux à Surf Session, voici Pigasse à la plage ! C'est en effet l'agence Super ainsi que la holding Les Nouvelles Éditions Indépendantes **, propriété du banquier d'affaires, qui ont été retenues par la ville de Biarritz pour succéder au Big Festival, après une année off. L'événement se tiendra du 20 au 22 juillet dans les jardins de la Cité de l'océan.

Une annonce –encore non officielle- qui hume bon l'affairisme et le parisianisme. Pourtant, les nombreux acteurs locaux interrogés répondent pragmatisme. " La réalité, c'est qu'il faut des gros moyens pour réussir un tel événement. Et ces moyens ici, nous ne les avons pas." En outre, dans le milieu, l'agence Super, organisateur entre autres de Cabourg mon Amour, jouit d'une excellente réputation. "Très bon tourneur, grosse qualité éditoriale", voilà en substance ce qui ressort de nos échanges. Quant au pointu François Maton, directeur de l'Atabal et à la dynamique Sylvie Claracq, son élue de tutelle, ils se font discrets avant la conférence de presse prévue mi-janvier, mais affichent un sourire confiant à l'évocation du projet.

Sur le plan de la méthode en effet, les repreneurs sont perçus comme l'anti-Farran. On s'en souvient, outre les impayés et autres déboires financiers, les locaux n'étaient pas du tout associés à la précédente organisation. Là, bien qu'"en attente de voir", on dépeint plutôt "des gens ouverts qui sont vraiment dans une démarche de collaboration". Même refrain du côté de Paris : "Nous n'arrivons pas du tout en terrain conquis. Le but est de mettre tout le monde autour de la table. Et de laisser une grosse marge de manœuvre aux locaux."

Niveau programmation, le festival sonnera pop-indé, dans la même veine que Baleapop, mais "en moins électro et surtout pas dans une logique de concurrence". Côté nom, une dizaine de propositions a émergé d'une première réunion, toutes retoquées par le maire. Dur labeur en effet, Festilasai était déjà pris !

* L'homme d'affaires et magnat de la presse Bruno Ledoux est propriétaire du chateau d'Ilbarritz, et actionnaire du BOPB et de Surf Session

** Les Inrockuptibles, Nova, Rock en seine, participation dans le groupe Le Monde