Le MAE de Josu Urrutikoetxea sera examiné en octobre

La chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris se penchera sur le mandat d'arrêt européen (MAE) formulé par la justice espagnole le 16 octobre.

Goizeder TABERNA|26/06/2019 15:21|0 comentarios
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Josu Urrutikoetxea devra se présenter au tribunal correctionnel de Paris le 28 juin. (Archives) © Gari GARAIALDE

L'audience a été rapide. Après lui avoir notifié la demande de remise à la justice espagnole, les magistrats ont demandé à Josu Urrutikoetxea s'il l'acceptait. Sa réponse a été négative. Il devra à nouveau se présenter à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris le 16 octobre à 14 heures, pour l'examen du mandat d'arrêt européen (MAE) dont il fait l'objet pour des accusations de "crimes contre l'humanité".

Ses proches s'attendaient à ce que la cour statue sur sa mise en liberté, mais cela n'a pas été le cas. Ses avocats comptent en faire la demande et la cour devrait fixer une date pour étudier la question sous quinze jours.

Le 20 juin, le président de la chambre d’instruction a placé le militant basque en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet général. Une précaution prise par la chambre jusqu’à l’examen des deux demandes d’extradition et du mandat d’arrêt européen émis par les autorités espagnoles. La veille, la cour d’appel de Paris était favorable à la mise en liberté, estimant que Josu Urrutikoetxea présentait les garanties suffisantes pour répondre de ses actes devant la Justice.

Les représentants d’EH Bai et d’EH Bildu, Xabi Larralde, Adolfo Arraiz et Maddalen Iriarte, ont fait le déplacement ce mercredi, pour défendre sa libération aux portes du Palais de justice. La décision de la cour d’appel le justifierait, selon eux. Ils s’appuient, par ailleurs, sur "le rôle important qu’il a maintenu en faveur du processus de paix" pour réclamer l’application de la justice transitionnelle. Un cadre intégré dans les standards internationaux, déjà mis en place pour régler les conflits en Afrique du Sud et en Irlande, a rappelé Xabi Larralde. Un message adressé en particulier au gouvernement français.

La veille de cette audience, mardi, le parti Europe Ecologie Les Verts a pris position en sa faveur. D'après les instances parisiennes du parti, l'intervention du parquet aurait pour but d’empêcher l’application d’une décision de justice. "EELV dénonce avec fermeté cette intervention de l’État. EELV réitère avec détermination son appel au gouvernement pour que soit respectée la décision de la Cour d’appel et qu’il libère définitivement Josu Urrutikoetxea, artisan de la paix au Pays basque", lance-t-il dans un communiqué. Quelques jours avant, le mouvement Régions et Peuples Solidaires a également relayé l'appel.

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