De la résolution à la dissolution, les réactions se multiplient

Ce 8 avril et le lendemain, la journée du désarmement a suscité des réactions de partis politiques et personnalités, au Pays Basque et au-delà.

Virginie BHAT|10/04/2017 18:10|1 comentario
Jonathan-powell
Jonathan Powell, en 2014. © Luis JAUREGIALTZO/ARGAZKI PRESS

Jonathan Powel, ancien directeur de cabinet de Tony Blair :

Jonathan Powell a salué le désarmement "historique". Il l’a fait dans un article paru dans le Financial Times. Il considère que cette étape représente un point d’inflexion. Après avoir souligné le caractère unilatéral de la décision d’ETA, Jonathan Powell a exprimé sa surprise quant à la position de l’exécutif espagnol : "À la différence de n’importe quel gouvernement que j’ai connu dans des situations semblables, l’Administration s’est efforcée de placer des obstacles au désarmement d’ETA." Il a alors rappelé les arrestations de responsables de l’organisation chargés du désarmement et la convocation par les tribunaux en février 2014 de membres de la Commission internationale de vérification (Civ).

La restitution des armes, vue par Madrid, serait une défaite, explique le conseiller britannique. "La presse espagnole de droite m’avait attaqué pour avoir défendu l’idée qu’il ne devrait pas y avoir ni de vainqueur ni de vaincu", a-t-il rappelé.

Bertie Ahern, ancien Premier ministre d’Irlande :

Signataire de la Déclaration d’Aiete (2011), Bertie Ahern a salué l’avancée que représente le désarmement d’ETA. "Depuis l’annonce du cessez-le-feu permanent et vérifiable internationalement en 2011, de nombreux progrès ont été faits, et l’annonce d’ajourd’hui faite dans la ville française de Bayonne (…) est un pas significatif", estime-t-il.

Anita Lopepe, porte-parole d’EH Bai :

"La société civile, par son intervention, a mené à bien le désarmement d’une organisation armée de longue date […] parce que la résolution de ce conflit est une priorité pour les gens qui vivent ici qui ont vécu ce conflit et qui souhaitent aujourd’hui qu’on construise dans la paix l’avenir de ce pays.

Nous voulons remercier et féliciter tous les acteurs internationaux car sans eux tout ça ne se serait certainement pas passé dans des conditions correctes. Pour nous, ce jour est historique mais […] ce n’est pas la fin de la résolution du conflit."

Benoît Hamon, candidat PS à l’élection présidentielle :

 


Parti Socialiste du Pays Basque :

"Nous, élu.e.s du Parti socialiste du Pays basque, saluons le désarmement de l’organisation ETA comme une avancée majeure pour la paix. Nos pensées vont à toutes les victimes, directes et indirectes, du trop long conflit qui a endeuillé notre territoire. Le PS du Pays Basque salue "l’esprit d’unité, de responsabilité et de dignité qui a guidé la société civile, le Gouvernement et les acteurs institutionnels locaux pour aboutir à ce jour historique". Pour autant il reste des questions essentielles, "au premier rang desquelles celle des prisonniers et exilés. Nous mettrons toute notre énergie à les résoudre."  

PCF Hendaye-Saint-Jean-de-Luz :

"L’organisation armée indépendantiste basque ETA rend les armes et c'est une bonne chose. Pour le PCF, ce processus de désarmement doit se faire dans le cadre de l'État de droit, sécurisé, et sous contrôle des États espagnol et français." Pour le PCF, ETA doit aller plus loin et "se dissoudre et reconnaître ses responsabilités dans les crimes commis en son nom et les souffrances générées".

Manuel Valls, ancien Premier ministre socialiste :