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Des avancées malgré le blocage actuel

En une année depuis la mobilisation du 9 décembre 2017, des avancées se sont produites. Reste aujourd’hui à transformer l’essai sans haine ni humiliation pour chaque partie concernée.

Béatrice MOLLE-HARAN|11/01/2019 06:35|0 commment
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Mobilisation à Paris le 9 décembre. Vingt-cinq prisonniers ont été rapprochés depuis, avant un blocage avéré aujourd'hui. ©Goizeder TABERNA

Treize mois se sont écoulés depuis la manifestation organisée à Paris le 9 décembre 2017, rassemblant plus de 11 000 personnes en faveur des droits élementaires des prisonniers basques sous le slogan “Maintenant les prisonniers”.

17 janvier 2018
Sur les ondes de France Inter, Nicole Belloubet, ministre de la Justice, déclare que les rapprochements de prisonniers basques et corses se feraient “au cas par cas” et “dans le cadre du droit commun”.

26 février 2018
Zigor Garro Perez et Julen Mendizabal prisonniers basques ont été transférés, lundi 26 février, de Saint-Maur (Indre) et d’Osny (Val-d’Oise) vers le centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan dans le cadre d’un premier rapprochement des prisonniers basques. Ces deux transferts marquent le début d’une série de rapprochements de prisonniers basques vers des établissements pénitentiaires du Sud-Ouest qui vont se succéder dans les prochains mois, précisait à l’époque l’administration pénitentiaire à l’AFP. Il y a un an, 56 prisonniers basques étaient répartis dans 19 centres pénitentiaires français, dont douze femmes sur trois lieux distincts. Trente-six sous le régime de Détenus particulièrement signalés (DPS).

Quelques mois plus tard, 25 prisonniers étaient rapprochés à Mont-de-Marsan ou Lannemezan, 22 des 36 statuts DPS ont été supprimés, trois hommes et deux femmes étaient libérés. Depuis juillet 2018, la situation n’a plus évolué même si les échanges ne sont pas rompus. Trois prisonniers sont toujours isolés et trois autres, après 29 années de réclusion, ont vu leurs demandes de libération conditionnelle refusées à plusieurs reprises.

3 et 4 mai 2018
Le 3 mai 2018, ETA annonce sa dissolution depuis Genève et le démantèlement de toutes ses structures par le biais d’un communiqué lu par Josu Urrutikoetxea et Marixol Iparragirre. Et ce, six années et demi après l’annonce de la fin définitive de la lutte armée le 20 octobre 2011. Le 4 mai 2018 a lieu à Cambo une rencontre internationale à Arnaga entérinant cette décision, en présence de nombreuses personnalités politiques et civiles de tous bords.

26 juillet 2018
Première visite officielle d’Emmanuel Macron dans l’Etat espagnol. Fin juin, il avait rencontré Pedro Sanchez à l’Élysée. Par ailleurs, un blocage se fait jour entre la délégation basque et le ministère de la Justice concernant la suite des rapprochements de prisonniers.

29 septembre 2018
Hélène Davo, directrice adjointe du cabinet du ministre de la justice chargée des discussions avec la délégation basque concernant le sort des prisonniers basques déclarait à l’agence EFE être “arrivée à un point d’équilibre que pour l’instant, nous n’allons pas modifier. A Mont-de-Marsan, il y a actuellement une concentration de prisonniers basques jamais vue, mais tout se passe bien. Si nous n’en transférons pas plus, c’est par solidarité avec l’Espagne et les victimes”. (voir p.8).

12 janvier 2019
Manifestation à Bayonne et Bilbo sous le slogan “Maintenant les prisonniers”.

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