Sylviane Alaux signe la motion de censure à gauche

Si Colette Capdevielle reste opposée à une motion de censure à gauche, Sylviane Alaux l'a quant à elle signée.

Bénédicte Saint -André|06/07/2016 14:40|0 commentaires
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Ni Sylviane Alaux, ni Colette Capdevielle, toutes deux députés socialistes des Pyrénées Atlantiques n'avaient signé la motion de censure de gauche en mais dernier. ©DR

Pour être soumise au vote, la motion de censure à gauche doit recueillir 58 signatures. On s'en souvient, celle déposée en mai, en première lecture de la loi Travail, avait échoué à deux signatures près. Dans ce contexte, le mouvement Bizi ! a multiplié les sollicitations auprès des députés socialistes Colette Capdevielle et Sylviane Alaux, pour obtenir leur signature en cas d'un second recours au 49-3.

Et c'est chose faite, Manuel Valls a une nouvelle fois engagé la responsabilité du gouvernement ce mardi. Or, si Sylviane Alaux et Colette Capdevielle sont vent debout contre le procédé -"On nous enlève notre raison d'être", dénonce cette dernière- et alors que les députés ont jusqu'à 15 h 15 pour rassembler les signatures, leurs réactions divergent. 

Colette Capdevielle se refuse à signer cette motion : "renverser la table pour faire du buzz ne m'intéresse pas. Derrière, il n'y a pas de projet politique sérieux, construit et alternatif ". En revanche, Sylviane Alaux déclare, quant à elle, l'avoir signée. Et ce malgré les risques qui planent sur les députés signataires dans le cadre des futures investitures.

Rappelons, par ailleurs, que pour être adoptée, une motion de censure doit réunir la majorité absolue des suffrages des députés, soit 288 voix sur 574. Une signature symbolique donc, mais pas sans conséquence.

Et alors que la droite a refusé de déposer une motion dénonçant une mascarade, Jean Lassalle a une nouvelle fois signé la motion de gauche, regroupant socialistes frondeurs, écologistes, et Front de Gauche. 

 

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