Un nouvel espace de créations et d’enchantements est à quai en gare de Biarritz

Demain, l'espace “Open Gare” inaugurera son nouveau concept à la gare de Biarritz. L'ancienne brasserie devient un espace de travail pour visiteurs d'un jour et créateurs résidents.

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Nous avons eu l'idée d'un tiers-lieu hybride, avec la possibilité d'une petite restauration le midi

A la gare de Biarritz, près du hall central, l'ancienne brasserie a depuis quelques mois les vitres couvertes de peinture blanche. Si l'allure a tout d'un changement de propriétaire, à l'intérieur, il s'en passe bien davantage. Un petit panneau collé sur la porte est le seul indice du passant, portant noir sur blanc le nom “Open Gare”.

Dans les locaux de l'ancien bistrot, ils sont une dizaine à s’affairer dans cet espace d’environ cent mètres carrés. Des tables, des chaises, des étagères et des canapés se font les supports de machines à coudre, ordinateurs, pinceaux et autres accessoires utiles aux créateurs.

A l'initiative de cet espace, l'association Les chemins de faire, dont Marie Berrotte, Virginie Sabourin et Antoine Malaga sont les fondateurs ayant répondu à l'appel à projets lancé il y a plusieurs mois dans trente gares en France.

“Nous avons eu l'idée d'un tiers-lieu hybride, avec la possibilité d'une petite restauration le midi”, raconte Marie Berrotte. Le projet remporté, ils se font locataires de ce lieu appartenant à la SNCF, supportés par la région et d'un fonctionnement autonome.

Huit résidents en RDC

À leurs côtés : huit créateurs et structures résidents. Le projet, en perpétuelle évolution, est construit avec le collectif : “on a des idées de départ, mais on retravaille toujours avec les personnes”. La designeuse textile Anna Bianco travaille à sa première collection, l'atelier Happy conçoit ses objets de décoration “bohèmes et poétiques”, l'abat-jouriste Hélène Biasiolo crée aux côtés de la céramiste Lohia.

L'artiste Delwood dessine et peint, Angie Opic fabrique des objets en bois et de la marqueterie, Claude Billès réalise ses scotchages et autres œuvres plastiques, et l'association Solar Sound System travaille à ses diffusions musicales écologiques.

“Nous sommes dans une phase éphémère”, précise Marie Berrotte. Les travaux réalisés durant plusieurs semaines ne sont en effet qu'une première étape avant l'ouverture d'ateliers d'artistes dans un étage encore plus grand. Le rez-de-chaussée sera un “working café” ouvert au grand public, avec une connexion wifi et une ambiance chaleureuse.

Mais l'atmosphère familiale de l'équipe inonde déjà l'espace. Les résidents travaillent et déjeunent ensemble. Un comptoir en chutes de bois réalisé par Gael Le Risbé attend le visiteur qui pourra boire un café ou se restaurer dès l'ouverture officielle ce mardi 28 novembre.

Produits locaux

“Nous vendons les plats du restaurant solidaire Alanvie”, précise Virginie Sabourin. Des producteurs locaux, des propositions éthiques et de bonnes qualités sont à la carte. “On est ouvert à tout public : voyageurs de la gare, habitants du quartier, travailleurs de la zone.”

Une boutique vend les objets réalisés par les résidents, le trajet du créateur au consommateur ne peut pas être plus court. Bientôt, des ateliers créatifs, des cours de cuisine participatifs et des stages seront proposés.

Le projet et les idées du collectif sont à découvrir demain, lors d'un après-midi portes ouvertes, avec des ateliers, happenings et “éco DJ sets”. Trois artistes exposeront également leurs œuvre : Jean-Claude Cimelière (créations de curiosités), Denis Rabin (petits surfs en bois) et Christophe Palmisano (collages).

— Infos pratiques

Ouvert au public du mardi au samedi, de 9 heures à 18 heures. Entrée libre. Renseignements auprès de l’association Les Chemins de faire.