Environ 1000 personnes dans la manifestation de Bayonne

Une nouvelle journée de mobilisation contre les ordonnances de Macron avait été appelée par les syndicats ce jeudi 16 novembre dont Force ouvrière (FO) qui rejoignait les rangs pour la première fois. A Bayonne, un peu plus de 1 000 personnes ont répondu à l’appel. 

Rébillard, Chloé|2017/11/16 17:55|0 iruzkin
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Un millier de personnes ont protesté contre les ordonnances du gouvernement Macron. © Chloé Rébillard

Pour leur première sortie depuis le début des journées de mobilisation de 2017, les membres de FO avaient sorti les drapeaux, les brassards et s’étaient placés en tête de cortège. La camionnette du syndicat diffusait la chanson de la Compagnie Jolie Môme : "C’est dans la rue que ça se passe". Comme un pied de nez à la direction nationale de FO qui avait dans un premier temps refusé de se joindre aux mobilisations de la rue appelée par les autres syndicats dont la CGT, Solidaires, la FSU ou encore LAB.

Il semble que FO arrive un peu tard pour provoquer le sursaut du mouvement. Si 1 000 personnes ont bien répondu à l’appel à Bayonne, les rangs se clairsèment un peu plus à chaque journée de mobilisation. Partis 4 000 lors de la première journée le 12 septembre, et malgré le prompt renfort de FO, les voilà 1000 le 16 novembre. 

Si le renfort de FO ne parvient pas à provoquer le sursaut, les prochaines réformes prévues par le gouvernement pourraient jouer le rôle de détonateur. La réforme de l’assurance chômage s’annonce sur la même ligne libérale adoptée par le gouvernement depuis le début du quinquennat et pourrait pousser de nouveaux mécontents dans la rue. 

LAB a décidé d’agir en-dehors de la rue, en plus de sa présence dans les rangs des manifestants, sur un autre front, en présentant en amont de la manifestation son nouveau protocole :  "Le droit d’alerte" pour faire du Pays Basque une "zone hors loi Macron". Le principe : lorsqu’un salarié ou une personne lambda constate qu’un accord d’entreprise va en-deçà des accords de branche, il prévient le syndicat LAB. Le syndicat prendra contact avec les acteurs, direction, délégués du personnels (etc.) et tentera une concertation. Si le projet est maintenu, le syndicat lancera une alerte général au blocage de l’entreprise à travers son réseau sur l’ensemble du Pays-Basque. Pour Maika Lapouble, membre du LAB, il s’agit de mettre en place "un barrage social" et une "zone de négociation collective" à l’échelle du Pays Basque.