Le parquet général espagnol menace d’arrêter les maires pro-référendum

Le procureur général de l’Etat espagnol a ordonné aux procureurs catalans d’ouvrir des procédures à l’encontre des maires qui collaborent dans les préparatifs du référendum du 1er octobre. Plus de 700 maires pourraient être dans ce cas.

Goizeder TABERNA|2017/09/13 16:40|0 iruzkin
Generalitat_11-09-06
Le Gouvernement de Catalogne a reçu des avertissements de la part des institutions judiciaires pour l'organisation du référendum.

C’est la dernière menace en date de la part des institutions espagnoles : les maires catalans qui refusent de répondre à la convocation des tribunaux seront arrêtés. Le procureur général de l’Etat espagnol, José Manuel Maza, s’appuie sur une liste de maires qui se sont dits prêts à participer à l’organisation de la consultation d’autodétermination pour ordonner l’ouverture de procédures à leur encontre.

Dans le cas où les personnes convoquées ne se rendraient pas aux auditions, les Mossos, la police locale, ont l'ordre de procéder à leur arrestation. Le procureur général a exigé de ses confrères catalans qu’ils commencent par les maires de villes dont la population est la plus importante.

Dans un tweet envoyé ce mercredi, le président du Govern Carles Puigdemont a réagi en rappelant que 712 maires ont confirmé leur disposition à organiser la consultation, soit 75% des maires catalans.

Dans son écrit, José Manuel Maza rappelle l’interdiction de la consultation par le Tribunal constitutionnel espagnol et les avertissements adressés au Gouvernement catalan et, en général, aux autorités publiques sur les risques encourus s’ils s’impliquaient dans l’organisation du référendum, pour un délit de désobéissance, abus de pouvoir, malversation de fonds publics. Ceux qui enfreignent la loi risquent, rappelle le procureur, huit ans de prison et 20 ans d’inhabilitation.

La réaction d’une centaine d’avocats membres de l’association Drets a été immédiate. Ils ont proposé leurs conseils aux personnes faisant l’objet de procédures judiciaires pour l’organisation de la consultation. Elle a déjà défini un protocole pour répondre aux éventuelles convocations dans les tribunaux ou aux hypothétiques détentions.

Le parti catalan de gauche, la Cup, a déjà annoncé que ses élus refuseront de se présenter devant la justice.

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