La gestion de l'Hôtel du Palais fait des vagues

Le mode d'attribution du contrat de gestion pour le palace biarrot fait débat. Au centre, la décision récente de supprimer le caractère exclusif des discussions.

Goizeder TABERNA|2017/06/24 09:15
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L'appel d'offres de l'Hôtel du Palais a été lancé en 2015.

La pépite de l’économie touristique du Pays Basque, le vaisseau-amiral de l’hôtellerie biarrote, tout le monde s’accorde à dire que l’Hôtel du Palais est un site stratégique. Son mode de gestion, en revanche, ne fait pas l’unanimité. La gestion était détenue jusque-là par le groupe Four Seasons, mais cette exclusivité a été suspendue dans le cadre des négociations pour la reprise du palace.

Alors que des voix discordantes se sont élevées lors de la dernière réunion du conseil d’administration, notamment de la part d’élus de la majorité, Max Brisson a salué la décision du maire de Biarritz. L’élu d’opposition et premier vice-président du Conseil départemental estime qu’il "était temps de constater que les négociations étaient dans l’impasse. Le dossier devenait dangereux pour la Ville".

Sur ce point, il rejoint son ancien ami politique Frédéric Domège, également élu de l’opposition, qui lui a participé au vote. Il fait partie des huit membres de la Socomix, société propriétaire de l’établissement, favorables à la délibération. Le premier adjoint au maire Guy Lafite s’est abstenu et les conseillers municipaux Virginie Lannevère, Anne Pinatel, François Amigorena, Guillaume Barucq et Édouard Chazouillères ont voté contre.

Ce dossier divise la majorité municipale. L’adjoint au maire François Amigorena et membre du CA regrette, ainsi, que cette délibération "ouvre la voie à la consultation de groupes hôteliers ne faisant pas partie du trio retenu lors de l’appel à candidatures initial (Four Seasons, Starwood, Hyatt) et ne présentant donc pas le positionnement, l’image de marque et les performances d’exploitation nécessaires pour atteindre les objectifs stratégiques assignés à l’Hôtel du Palais".

Points de blocage

Pointant du doigt le fait que cette réflexion est portée par "un petit groupe", M. Brisson réclame un débat plus large au sein du conseil municipal. Cela serait l’occasion pour lui de présenter sa vision sur les points de blocage. "Depuis quelques mois, les exigences du groupe canadien [Four Seasons] n’ont cessé de croître et la charge de l’investissement avec, sans pour autant que les engagements de la partie contractante ne soient définitivement arrêtés", a-t-il expliqué dans un communiqué.

La lenteur des négociations, l’absence de choix de repreneurs, engendrent de l’impatience. Max Brisson en a probablement conscience et attend de la municipalité qu’elle présente un plan B "et, insiste-t-il, au plus vite".

Tant qu’à proposer autre chose, l’élu biarrot ouvre le champs des possibles et demande si le contrat de gestion est la seule hypothèse. "Pourquoi pas la vente ?", suggèrent d’autres. Une question qui n’aurait pas été posée au lancement de la réflexion au sein du conseil d’administration, et qui ne serait plus envisageable. En tout cas pas quatre mois avant la fin de l’appel d’offres pour ce fameux contrat de gestion.