Un syndicaliste espagnol condamné de passage à Bayonne

Jeronimo Blanco Gonzalez, syndicaliste espagnol condamné en 2012 pour fait de grève, est allé clamer son innocence devant la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg. En chemin il s'est arrêté à Bayonne et a rencontré des militants de la CFDT et de la CGT.

Ximun Larre|2016/08/02 18:00|0 iruzkin
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La rencontre à Bayonne a eu lieu à l'initiative de la Confédération européenne des syndicats à laquelle sont affiliées la CFDT et la CGT. © UIS CFDT.

Jeronimo Blanco Gonzalez est un syndicaliste espagnol condamné en 2012 à deux ans et six mois de prison et 70 000 euros d'amende en première instance. Peine revue ensuite à un an et neuf mois de prison, ce qui lui permet d'éviter la prison (une peine inférieure à deux ans dans l'Etat espagnol est convertie en amende et payée). Mais le syndicaliste asturien, salarié chez ArcelorMittal, n'en reste pas moins révolté contre ce qu'il considère comme une injustice. Il est allé le montrer devant la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg, où il a déposé un recours pour contester sa condamnation par l’État espagnol. Il a rencontré au passage, le 27 juillet dernier, des militants de la CFDT et de la CGT à Bayonne.

Les faits remontent au printemps 2012. Une grève générale est lancée par différentes organisations syndicales dans les Asturies. Jeronimo Blanco Gonzalez appartenant à l'UGT (Union générale des travailleurs) est poursuivi pour "délit contre les droits des travailleurs et coups et blessures" lors de la grève, puis condamné.

Des accusations qu'il réfute sans relâche depuis. "Le magistrat qui portait l'accusation n'a pas été capable durant le procès d'apporter quelque preuve que ce soit de ma présence sur le lieu au moment des faits. Tout le monde doit savoir que j'ai été accusé sans preuve, sans témoin, sans plainte auprès de la police" fait-il savoir dans une lettre. Il s'agit tout simplement pour lui d'une "stratégie politique totalement disproportionnée (…) pour limiter un droit fondamental tel que le droit de grève".
 
Le militant de l'UGT  s'est donc rendu à Strasbourg le 29 juillet. En plus du recours déposé, il a réalisé un "planton" selon ses mots, devant la Cour européenne des droits de l'homme, restant neuf heures debout et immobile. Une heure pour chacun des syndicalistes condamné comme lui.