La Région et l'État veulent soutenir les musiques actuelles

La ministre de la Culture et de la Communication, Françoise Nyssen, était en déplacement à Biarritz, ce vendredi 1er septembre après-midi, pour signer un contrat avec, notamment, la Région. Il vise à soutenir et développer la filière des musiques actuelles et des variétés en Nouvelle-Aquitaine.

Caroline MALCZUK|01/09/2017 23:37|0 commment
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Le contrat a été signé par la ministre de la Culture et de la Communication, Françoise Nyssen, le président de la Région, Alain Rousset, et t le Réseau des indépendants de la musique. ©Isabelle MIQUELESTORENA

"Une politique ambitieuse doit se nourrir de tous les acteurs" pour la ministre de la Culture et de la Communication, Françoise Nyssen. C’est dans ce sens qu’a été signé le premier contrat de filière musiques actuelles et variétés entre l’État, la Région, le Centre national de la chanson des variété et du jazz (CNV) et le Réseau des indépendants de la musique (RIM) ce vendredi, à l’Atabal.

Le but : soutenir et développer la filière des musiques actuelles et des variétés en Nouvelle-Aquitaine. Un travail entamé depuis 2015 et porté par la Région. Conclue pour trois ans, cette convention est dotée de 240 000 euros. Dont 110 000 euros de la Nouvelle-Aquitaine, 110 000 du CNV et 20 000 euros de l’État. À la question d’un désengagement de ce dernier, Françoise Nyssen répond que "le ministère de la Culture n’est pas là pour imposer d’en haut mais pour accompagner, pour faire confiance". Et elle peut effectivement compter sur le président de la Région Alain Rousset, qui, depuis 2015, mène une politique volontariste et a sanctuarisé le budget culture.

Les professionnels du secteur se réjouissent de cette signature. Philippe Couderc, co-président du RIM, la considère même comme une "étape majeur dans la construction des musiques actuelles". Pour lui, ce contrat permet aux professionnels de "ne pas rester à l’écart des débats qui agitent et divisent cette filière". Mais au contraire créé "notre petite maison de la musique". C’est à dire un espace ou les professionnels peuvent parler des problèmes relatifs à leur domaine.

Ce contrat de filière nourrit donc beaucoup d'espoirs. Mais tout est encore à faire, à inventer. "C’est surtout un point de départ" a voulu dire Françoise Nyssen. Qui a d'ailleurs relevé que "expérimentation" avait été "le mot le plus cité" lors des différentes interventions.

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